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La ville de Batna dans les années 60
Épisode 2 :

Bennedjaï-Street

28 min
À retrouver dans l'émission

40 ans après la mort mystérieuse de son père, Hocine Bennedjaï, assassiné le 12 décembre 1975 à Bousfer en Algérie, Adila Bennedjaï-Zou, sa fille, décide de mener l’enquête.

La ville de Batna dans les années 60
La ville de Batna dans les années 60 Crédits : - Radio France

Deuxième épisode de notre série "Mes années Boum". Dans le premier épisode, Adila Bennedjaï-Zou a questionné sa mère sur ce qu'elle a vu et vécu exactement, sur ce qu'elle sait ou pas. Elle a décidé de repartir en Algérie, un pays qu'elle a quitté à l'âge de 5 ans. Jusque-là Adila a toujours cru que les militaires étaient responsables de la mort de son père. Elle décide donc de confronter le récit de sa mère à d'autres témoins.

La famille Bennedjaï habite Batna, une commune au nord de l'Algérie, depuis plusieurs générations. Avant l'indépendance du pays, les Bennedjaï faisaient partie des rares Arabes à posséder des terres. Après l'indépendance, ils sont expropriés. Adila part à leur rencontre... 

En marchant dans cette rue, je comprends que les maisons des Bennedjaï, parce que les toits sont recouverts de tuiles. Adila

Elle part à la rencontre de son oncle Nourredine, le plus jeune frère de son père. Il évoque le nom du général Mokhrane, le chef de Hocine : 

Je me suis demandé comment on pouvait faire la lumière sur cette affaire. Pour moi, c'est de la faute des militaires. Hocine avait découvert de la magouille : ils détournaient de l'argent. Les militaires avaient peur qu'Hocine révèle tout cela. Malheureusement, tous ces militaires sont morts aujourd'hui. Nourredine Bennedjaï

Depuis le début, je ne suis pas convaincue par cette hypothèse. Ce ne sont pas les militaires qui ont tué mon père, mais plutôt des individus. Adila

Dans la ville natale de son père, elle découvre que sa famille est friande de théories du complot, mais aussi qu’elle a une histoire qui a commencé avant la colonisation. Est-ce qu’on peut être maghrébine et devenir fan d’arbres généalogiques ?

Assassiner, pour eux, c'est comme s'ils prenaient un verre d'eau.

Générique début : musique originale de Gilles Lavanant.

Chanson de fin : "Brutal hearts" (Flicflac club edit) par Bedouin Soundclash - Album : "Brutal hearts" (Flicflac club edit) en 2014 - Label : bitclap/WM Germany.

  • Reportage : Adila Bennedjaï-Zou
  • Réalisation : Emmanuel Geoffroy et Marie Plaçais

Tous les épisodes de cette série sont disponibles dès à présent à l'écoute et en podcast.

Crédits : - Radio France

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