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Catalogue de l'exposition "Brassaï. Graffiti : le langage du mur" au Centre Pompidou (09.11.2016-30.01.2017)

Brassaï : Photos, art et graffiti(s)

1h
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Graffiti : du latin graphium (« éraflure ») qui tire son étymologie du grec graphein (γράφειν) qui signifie indifféremment écrire, dessiner ou peindre. « Graffiti » en langue française vient de l'italien graffito, terme désignant un stylet à écrire.

Catalogue de l'exposition "Brassaï. Graffiti : le langage du mur" au Centre Pompidou (09.11.2016-30.01.2017)
Catalogue de l'exposition "Brassaï. Graffiti : le langage du mur" au Centre Pompidou (09.11.2016-30.01.2017) Crédits : Brassaï. Coéditions Centre pompidou - X. Barral

Aujourd’hui, nous observons un ensemble de photographies réalisées par l’artiste Brassaï : la série des « graffitis », photographies en noir et blanc commencées par le photographe français d’origine hongroise au début des années 30 et éditées dans le livre Graffiti en 1961 aux éditions du Temps). Cette série photographique est en ce moment visible au sein de l’exposition « Brassaï-Graffiti » au Centre Pompidou et ce, jusqu’au 30 janvier.

Brassaï (chemise blanche) et à sa gauche Ansel Adams aux Rencontres internationales de la photographie d'Arles 1974
Brassaï (chemise blanche) et à sa gauche Ansel Adams aux Rencontres internationales de la photographie d'Arles 1974 Crédits : Rolph31000. Wikimedia Commons

« Le mur appartient aux "demeurés", aux "inadaptés", aux "révoltés", aux "simples", à tous ceux qui ont le coeur gros. Il est le tableau noir de l'école buissonnière. » Brassaï

Brassaï. Graffiti : le langage du mur, exposition au Centre national d'art et de culture Georges Pompidou (Paris), Galerie de photographies, du 9 novembre 2016 au 30 janvier 2017.

Avec : Karolina Ziebinska-Lewandowska, Pablo Tomek et Hugo Vitrani

Présentation des invités

Karolina Ziebinska-Lewandowska - conservatrice au Cabinet de la photographie du Centre Pompidou – Musée national d’art moderne. Dans les années 1999-2010 conservatrice à Zacheta Galerie National d’Art Contemporain, Varsovie. Co-fondatrice de la Fondation de l’Archéologie de Photographie et sa présidente jusqu’à 2014. Auteur d’une quarantaine d’exposition et de catalogues dont : Documentalistes – femmes photographes polonaises du 20e siècle (2008), Wojciech Zamecznik – Photo-Graphics (2016) ou L’insoutenable légèreté - les années 1980, photographie, film (2016). Commissaire de l’exposition « Brassaï-Graffiti » au Centre Pompidou.

Karolina Ziebinska-Lewandowska
Karolina Ziebinska-Lewandowska Crédits : Hervé Véronèse, Centre Pompidou (Paris)

Hugo Vitrani (né en 1987, vit et travaille à Paris, France) est curator-at-large au Palais de Tokyo, où il a initié le Lasco Project et travaillé sur la première exposition monographique de Florian et Michael Quistrebert. Il est le rédacteur en chef invité du magazine Palais #24 publié par le Palais de Tokyo sur les arts urbains, il réalise des entretiens filmés d’artistes pour le journal Mediapart depuis 2010 et collabore régulièrement avec Beaux Arts magazine. Il est le co-auteur des ouvrages « Chiaro Scuro » (ed. Classic Paris, 2015, ouvrage qui a remporté le prix Edition décerné par le Club des D.A) et « Underground doesn't exist anymore » (ed. Manuella, 2016). Hugo Vitrani a participé au comité scientifique pour l’élaboration du colloque « Etat de l'art urbain, Oxymore III » (2016) organisé par le ministère de la Culture et de la Communication et l’université Paris Ouest Nanterre La Défense, et il siège à la commission consultative de la commande publique du CNAP (2015-2018).

Hugo Vitrani, portrait en Rubikcubism
Hugo Vitrani, portrait en Rubikcubism Crédits : Space Invader, 2013

Pablo Tomek (né en 1988 à Paris, France) est issu du graffiti qu’il pratique de manière expérimentale et illégale avec son collectif PAL. En atelier, l’artiste fait évoluer sa pratique: il tisse alors des liens entre l’héritage du graffiti et de la peinture expressionniste abstraite tout en détournant des techniques et des esthétiques ouvrières (remixe du blanc d’Espagne, création de sculptures de parpaings bruts avec mortier en dégradés colorés, détournement des marquages fluo tracés par les architectes et des objets abandonnés dans la rue) pour en extraire un nouveau langage, souvent inachevé, au carrefour des marges de la peinture et des rénovations urbaines, sur fond d’institutionnalisation et de gentrification. Le travail de Pablo Tomek a été présenté à l’occasion de plusieurs expositions personnelles et collectives : à la galerie du jour agnès b. à Paris (« Etat des lieux », 2013), au Frac Nord - pas de Calais (« Toy », 2014), dans une friche industrielle investie clandestinement (« Expressiv Tag Painting », Pantin, 2015), HLM à Marseille (« Honte », 2015), au Bateau Lavoir (« Après Coup », 2015), à la Mini galerie à Amsterdam (« Worker Games », 2016) et au Palais de Tokyo (« Travaux Publics », 2016). Il publiera sa première monographie aux éditions Classic Paris en janvier 2017.

Pablo Tomek, 15 rue de Faubourg Saint Denis (Paris), 2015
Pablo Tomek, 15 rue de Faubourg Saint Denis (Paris), 2015 Crédits : Flora Aussant

« Graver son nom, son amour, une date,sur le mur d’un édifice, ce “vandalisme” ne s’expliquerait pas par le seul besoin de destruction. J’y vois plutôt l’instinct de survie de tous ceux qui ne peuvent dresser pyramides et cathédrales pour laisser leur nom à la postérité. » Brassaï (dans son livre Graffiti (1961, éditions du Temps).

Lecture des textes Pascal Nzonzi

Membre du Jury 2016 du festival Voix d'étoiles de Port Leucate
Membre du Jury 2016 du festival Voix d'étoiles de Port Leucate Crédits : Eriotac. Wikimedia Commons

Textes (extraits de)

Du Mur des cavernes au mur d’usine, Brassaï, dans la revue Minotaure, no 3-4, (1933) - Brassaï, extraits du livre Graffiti, dans son édition de 1961 - Brassaï, Conversations avec Picasso, Paris, Gallimard, (1964) - Robert Desnos, Au pied du mur, 1937 - René de Solier, Court Traité de graffiti, Les Cahiers de la Pléiade, avril 1946, p. 53-54 - Norman Mailer, The faith of graffiti , publié en 1973.

Musique (extraits de)

BJ Nilsen pour Eye of the microphone - Bruce Gilbert and BAW pour Diluvial - Devin DiSanto / Nick Hoffman : Three exercices

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