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De gauche à droite : Michael Sweerts, Michel-Ange, Caravage

Comment écrire sur l’art ?

59 min
À retrouver dans l'émission

Dans cette émission, "Les Regardeurs" vous invitent à découvrir l'art d'écrire... sur l'Art

De gauche à droite : Michael Sweerts, Michel-Ange, Caravage
De gauche à droite : Michael Sweerts, Michel-Ange, Caravage Crédits : Wikipedia

En direct à l'occasion du 37ème Salon du livre de Paris (24 -27 mars 2017)

Sandra Adam, Jean de Loisy, Dominique Cordellier, Alain Le Ninèze, Olivier Wickers
Sandra Adam, Jean de Loisy, Dominique Cordellier, Alain Le Ninèze, Olivier Wickers Crédits : Sylvia Favre

Avec : Dominique Cordellier, Alain Le Ninèze, Olivier Wickers

Dominique Cordellier
Dominique Cordellier Crédits : Jean Grisoni

Dominique Cordellier, (conservateur en chef au cabinet des dessins du musée du Louvre, pour Le Peintre disgracié (son premier roman. Éditions Le Passage).

Dans l’ombre des frères Le Nain, de Bamboche, de Vermeer, de Poussin et de tant d’autres encore, Michael Sweerts mène une vie obscure. Peintre du menu peuple, il donne beaucoup à tous et leur prend quelque peu. La vie va comme elle vient. Mais voilà qu’à Paris, où il croise un Molière dont nul ne sait le nom, Madame de Saint Sauveur lui laisse une blessure au coeur. Cet amour secret l’illumine et l’étreint. Jeté sur les routes, il ne peut s’en défaire. Il le portera partout. À Rome, où il peint dans une lumière noire, empruntant ses couleurs à la suie du soleil. À Amsterdam, où les Missions étrangères l’enrôlent. Puis en Syrie, en Perse, et jusqu’en Inde. Là, devenu musicien par le chemin des solitaires, il chantera pour tous l’infini madrigal du néant et celui des soupirs abolis.

Couverture de l'ouvrage
Couverture de l'ouvrage Crédits : Éditions Le Passage

Avec Le Peintre disgracié, Dominique Cordellier nous offre le roman coloré d’un artiste, parmi les plus ténébreux de son temps, qui, tout au long d’une vie en mouvement, pris entre la peinture et la musique, l’intégrisme et l’amour, choisit à chaque instant d’échouer en beauté. Sur le site de l'éditeur

Alain Le Ninèze : Agrégé de lettres classiques, Alain Le Ninèze enseigne le français et les langues anciennes à Paris. Après Sator, l’énigme du carré magique (2008), La Controverse de Bethléem (2009) et Agla, le premier évangile (2012), Libica, Michel-Ange et la Sibylle est son quatrième roman publié chez Actes Sud.

Alain Le Ninèze
Alain Le Ninèze

Rome, mai 1510. Depuis deux ans, Michel-Ange peint les fresques du plafond de la chapelle Sixtine. Dans le même temps, Raphaël décore les appartements pontificaux au Vatican tandis que l’architecte Bramante rebâtit la basilique Saint-Pierre. Jalousies et rivalités opposent ces créateurs de génie qui travaillent sous la férule du “pape soldat”, Jules II : autoritaire, irascible et belliqueux, celui-ci n’en est pas moins l’amateur d’art éclairé qui a su choisir les plus grands artistes de son temps pour décorer le Vatican. Le jeune Livio, son secrétaire particulier, devient l’enjeu d’un conflit passionnel entre ces hommes. Ami de Michel-Ange, Livio vient presque chaque soir lui lire un manuscrit latin qu’il a découvert dans les ruines du temple de la Sibylle à Tivoli. Dans ce texte, un certain Sphaerus raconte la mission que lui a confiée l’empereur Auguste – retrouver un oracle perdu des Livres sibyllins –, mission qui le conduit à rendre visite aux plus célèbres Sibylles du monde antique, d’abord en Italie et en Grèce, ensuite en Libye, en Syrie et en Turquie.

Couverture de l'ouvrage
Couverture de l'ouvrage Crédits : Éditions Actes Sud

L’oracle en question a réellement existé, même si l’on ne peut plus aujourd’hui, comme on l’a fait pendant des siècles, en attribuer l’origine aux Sibylles. On le découvrira au fil de la lecture du roman, comme Michel-Ange le découvre en écoutant le récit de Livio. Et l’on comprendra alors ce qui a incité l’artiste à figurer ces prophétesses de l’Antiquité païenne sur la voûte et les murs de la chapelle pontificale. Sur le site de l'éditeur

Olivier Wickers : Haut fonctionnaire et écrivain. Pour son ouvrage Perdre le jour. Caravage en cinq actes (19.01.2017), une coédition Exils et Radio France.

Olivier Wickers
Olivier Wickers

On connaît beaucoup de choses de la biographie calamiteuse de Caravage : les tavernes, les rixes, le meurtre, les tableaux refusés et la mort en exil, au point que la vie du peintre est désormais passée devant l’œuvre : on ne regarde plus les tableaux qu’avec l’ombre projetée du personnage. À travers l’analyse de cinq œuvres du Caravage, Olivier Wickers propose au contraire dans Perdre le jour de décrypter ce que provoquent chez nous aujourd’hui ces tableaux si singuliers.

Couverture de l'ouvrage
Couverture de l'ouvrage Crédits : Coéditions Exils - Radio france

Au cours d’une série d’entretiens avec Tewfik Hakem dans l’émission Un autre jour est possible (20, 21, 22, 23 et 24.04.2015) sur France Culture, Olivier Wickers s’est attaché à décrire la démarche artistique propre à Caravage : défigurer, blesser, par le trivial, le nu, la violence, comme s’il cherchait par-là à nous rendre à une réalité première, une origine perdue. Rassemblées dans cet ouvrage, les réflexions d’Olivier Wickers nous montrent à quel point toutes les figures et toutes les scènes représentées par Caravage visent en réalité à déranger le spectateur.

Perdre le jour, c’est ici bien plus que la seule lumière qui vient brutalement à manquer à la peinture du Caravage. En effet, au tournant des années 1600, à mi-parcours de son œuvre, Caravage plonge soudain ses images dans la nuit et les ombres. Des dix ans qui suivent, assombrie, crépusculaire, sa peinture ne renouera plus jamais avec les teintes claires de ses débuts.

Après deux essais remarqués sur l’écriture, Trois aventures extraordinaires de Jean-Paul Sartre (Gallimard col. L’un et l’autre, 2000) et _Chambre de Proust_ (Flammarion, 2013), Olivier Wickers livre ici une enquête passionnante sur la langue que parle, sans mots, la peinture. Et si, à nous faire perdre notre contenance, nos certitudes, les mots ou la langue, si à perdre le jour, la peinture cherchait bien mieux à nous rendre quelque chose ? Catégories : France Culture, Livres. Sur le site des éditions Radio France

Johanna Nizard
Johanna Nizard Crédits : Sylvia Favre

Les textes (extraits des 3 ouvrages de nos invités) sont lus par Johanna Nizard

Musique : Joseph van Wissem

Sandra Adam, Jean de Loisy, Dominique Cordellier, Alain Le Ninèze, Olivier Wickers
Sandra Adam, Jean de Loisy, Dominique Cordellier, Alain Le Ninèze, Olivier Wickers Crédits : Sylvia Favre

Remerciements : Avec la collaboration efficace et précieuse des Éditions Radio France et plus particulièrement Emmanuelle Roig et Justine Gloaguen. Merci également à Nelly Mladenov (Éditions Actes Sud) et Vincent Eudeline (Éditions Le Passage).

Affiche officielle 2017
Affiche officielle 2017 Crédits : Livre Paris, Salon du Livre de Paris
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