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Crochet du village de Yentchanmangua : Sculpture iatmul de la vallée du moyen Sepik

59 min
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Parmi tous les objets présentés dans l'exposition, nous découvrons aujourd'hui un crochet à figure féminine qui compte parmi les sculptures iatmul les plus remarquables de la vallée du moyen Sepik.

Crochet du village de Yentchanmangua : Sculpture iatmul de la vallée du moyen Sepik
Crochet du village de Yentchanmangua : Sculpture iatmul de la vallée du moyen Sepik

Légende : Bois, coquille d’huître perlière, fibres73 × 166 × 45 cm. Groupe linguistique iatmul, village de Yentchanmangua. Collecté par Adolf Roesicke lors de la Kaiserin-Augusta-Fluss-Expedition de Berlin en 1912. Berlin, Ethnologisches Museum, inv. VI 54998

Ce crochet à figure féminine compte parmi les sculptures iatmul les plus remarquables de la vallée du moyen Sepik. Ses oreilles habilement ajourées sont, à proprement parlé, extraordinaires. Les motifs recouvrant le buste pourraient figurer des scarifications. Il n’est pas impossible que ce crochet ait été utilisé pour présenter des crânes humains. Page 175 du catalogue de l'exposition

« Sepik. Art de Papouasie-Nouvelle-Guinée » au Musée du Quai Branly, 37 quai Branly, Paris 7ème, du_ _27.10.2016 au 31.01.2016, Galerie Jardin

L’exposition rassemble un ensemble de 230 sculptures liées à la vallée du Sepik, immense marais qui s’étend au nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Elle abrite depuis le premier millénaire avant notre ère des populations qui vivent sur les berges ou dans des zones proches du fleuve Sepik et de ses affluents. Le parcours de l’exposition mène à la découverte progressive d’une figure majeure et commune à toutes les cultures du "bas" et du "moyen" Sepik : le ou les ancêtres fondateurs. Dans les sociétés du Sepik, la figure de l’ancêtre ne se donne pas à voir immédiatement. Elle se comprend petit à petit dans toute sa complexité. Le parcours de l’exposition doit permettre au visiteur d’appréhender les multiples formes et variations sous lesquelles ces figures ancestrales se manifestent en partant de leurs formes publiques pour aller vers leurs formes "secrètes".

Affiche
Affiche

Le Sepik est le plus long cours d’eau de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Il se situe au nord de l’île et s’étend sur 1126 km avant de se jeter dans l’océan Pacifique. Immense marais, sa vallée abrite depuis le premier millénaire avant notre ère des populations qui vivent sur les berges ou dans des zones proches du fleuve et de ses affluents. Ces sociétés évoluent dans un monde où tout objet est multiforme, susceptible d’être sculpté, gravé ou peint de figures animales, humaines ou de motifs abstraits. Sculptures, crochets, colliers en coquillage d’huître perlière, tambours à fente, flûtes en bambou, coiffes en vannerie, coupes en coco, panneaux d’écorces peintes, cranes sur-modelés, qu’ils appartiennent au quotidien ou apparaissent lors des cérémonies, les objets sont parés d’images ou de signes en lien avec la nature et les figures ancestrales humaines ou animales.

L’exposition évoque l’espace d’un village traditionnel avec ses lieux publics ouverts à tous et ses majestueuses maisons des hommes érigées sur des allées accessibles aux seuls initiés. Dans une scénographie immersive, elle mène à la découverte des figures majeures des ancêtres et permet aux visiteurs d’appréhender les multiples formes et variations sous lesquelles les ancêtres se manifestent.

Catalogue : Coédition musée du quai Branly/Skira Paris, 352 pages, 260 illustrations, 45 euros

_Invité : _Philippe Peltier, responsable de l’unité patrimoniale Océanie-Insulinde

Couverture
Couverture

Sepik : ce mot bref, qui claque comme un coup de fouet dans l’air, hante notre imaginaire. Il est l’un de ces noms qui évoquent des contrées lointaines, des lieux mythiques. Ici, une vallée du nord de la Nouvelle-Guinée, un fleuve qui s’écoule lentement dans une vaste plaine équatoriale, un territoire où les ancêtres sont les créateurs du monde et les fondateurs des communautés humaines. Ils sont au coeur de l’art du Sepik. Les objets y sont des marqueurs d’identité liés aux esprits des générations passées, et leurs formes imprévisibles, déroutantes, mêlent inventivité et puissance.

Catalogue : Coédition musée du quai Branly/Skira Paris, 352 pages, 260 illustrations, 45 euros

Lectures

Les textes sont lus par Danièle Lebrun

Quelques musiques diffusées (extraits) :

Archives INA :

AU PROGRAMME, LA SEMAINE PROCHAINE : Du Sublime chez John Martin

Intervenants
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