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La charmeuse de serpents

La charmeuse de serpents (1907) du Douanier Rousseau (1844-1910)

59 min
À retrouver dans l'émission

(Rediffusion du dimanche 17 janvier 2016). A l'occasion de l'exposition "Le Douanier Rousseau. L'innocence archaïque" du 22 mars au 17 juillet 2016 au musée d'Orsay

La charmeuse de serpents
La charmeuse de serpents Crédits : Le Douanier Rousseau

Cette semaine, "Les Regardeurs" se penchent sur la plus belle toile d'Henri Rousseau, un tableau acheté par le grand collectionneur Jacques Doucet au peintre Robert Delaunay :  La charmeuse de serpents (1907) de Henri Rousseau dit le Douanier Rousseau (21 mai 1844 - 02 septembre 1910), musée d’Orsay.

Douanier Rousseau (en 1902)
Douanier Rousseau (en 1902) Crédits : "Dans l'intimité de personnages illustres", 1850-1950 / Maurice Devriès

Légende de la photo ci-dessusDouanier Rousseau (en 1902). Henri Rousseau, assis, devant une table, de front. Photographie prise à l'époque où il habitait rue Gassendi, XIVe arrondissement, Paris. Photo que l'on retrouve dans l'ouvrage Dans l'intimité de personnages illustres, 1850-1950 / Maurice Devriès, [Paris : Editions M.D., 1945-1951(?)], v. 12, p. 4.

Notice de l'œuvre : Auteur : Rousseau, Henri - Laval, Mayenne (53) (France) 1844 - Paris (France) 1910 - Titres : La charmeuse de serpents - Dates : en 1907 - Description : huile sur toile - Désignation : tableau - Matériaux et techniques : toile , peinture à l'huile , peinture - H. 1.67 ; L. 1.895 m. - Dim. avec cadre : H. 1,950 ; L. 2,170 m. (2008) - Inscriptions : S.D.b.d. : Henri Julien Rousseau 1907 - Lieu de conservation : musée d'Orsay, Paris, France - Numéro(s) d'inventaire : RF 1937 7. Cette oeuvre fut commandée par la mère de Robert Delaunay

Invité : Jérôme Neutres, commissaire de l’exposition « Jacques Doucet – Yves Saint Laurent. Vivre pour l’art » à la Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent du 15 octobre 2015 au 14 février 2016

Jérôme Neutres
Jérôme Neutres Crédits : Radio France

Jérôme Neutres est également commissaire de la première rétrospective dédiée en France au peintre américain Walton Ford au musée de la Chasse et de la Nature (15.09.2015 - 14.02.2016).

Contexte :  Exposition « Jacques Doucet – Yves Saint Laurent. Vivre pour l’art » à la Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent du 15 octobre 2015 au 14 février 2016.

Affiche
Affiche

Créateurs de beauté, Jacques Doucet et Yves Saint Laurent sont tous les deux couturiers, chacun dans une moitié du XXème siècle. Ils sont aussi deux collectionneurs de génie, qui composent pour eux-mêmes des réunions d’œuvres d’art extraordinaires. Deux figures qui ont incarné le « goût » à chacune de leur époque.

"Nous sommes à la fois rue Saint-James, à Neuilly, en 1928, dans la dernière demeure de Jacques Doucet, et rue de Babylone, quelque cinquante ans plus tard, dans l’appartement d’Yves Saint Laurent et Pierre Bergé. C’est l’esprit artistique de ces lieux qui est le sujet de cette exposition , leur parti-pris esthétique qui pourrait tenir en une phrase : la recherche de l’espace parfait . Dans une scénographie et un décor inspirés par l’atmosphère de ces lieux, l’exposition propose un espace hybride, qui emmène le visiteur d’un salon à l’autre, au fil de cinq salles et de nombreux effets miroir."

Les textes sont lus par Claudine Hunault

Extraits : Jacques Doucet dans un extrait de propos recueillis par Félix Fénéon dans le bulletin de la vie artistique (1er juin 1921) - Extrait d'un livre de François Chapon intitulé "C'était Jacques Doucet" chez Fayard (11.10.2006) - Extrait d'un texte d'André Breton consacré au Douanier Rousseau dans "Le Surréalisme et la peinture" (1ère parution en 1928) - Extrait d'une lettre d'André Breton à Jacques Doucet (02 décembre 1924) - Extrait d'un texte de Guillaume Apollinaire sur le Douanier Rousseau (1914)

Couverture de l'ouvrage
Couverture de l'ouvrage Crédits : Fayard (2006)

Archives INA : Extrait d'un entretien enregistré avec André Breton, réalisé par André Parinaud, à propos de Jacques Doucet (juin 1950)

Prise de son : Valérie Lavallart

"Le Douanier Rousseau. L'innocence archaïque" du 22 mars au 17 juillet 2016 au musée d'Orsay

Peintre éminemment singulier, Henri Rousseau est un cas unique dans l'histoire de l'art européen. Son oeuvre s'inscrit pourtant dans son temps, au tournant du XXe siècle : en confrontant sa peinture à quelques-unes de ses sources d'inspiration, qui comptent l'académisme comme la nouvelle peinture, et aux oeuvres des artistes d'avant-garde l'ayant intronisé comme père de la modernité, Le Douanier Rousseau. L'innocence archaïque se veut une mise en lumière critique de son art autour d'une réflexion sur la notion d'archaïsme.

L'archaïsme est ainsi le fil conducteur entre les oeuvres de cette exposition, présentée une première fois au Palazzo Ducale de Venise en 2015, avant de rejoindre les salles du musée d'Orsay au printemps prochain. Les chefs-d'oeuvre d'Henri Rousseau des collections des musées d'Orsay et de l'Orangerie (de La Charmeuse de Serpents à La Noce) seront confrontés aux toiles prêtées par les plus prestigieuses institutions internationales. Des oeuvres de Seurat, Delaunay, Kandinsky ou Picasso mais aussi d'artistes méconnus permettront d'évoquer la richesse des liens qui se tissent autour du Douanier Rousseau, creuset d'une voie originale dans l'exploration de la modernité.

Commissariat général : Guy Cogeval, président des musées d'Orsay et de l'Orangerie - Gabriella Belli, directrice de la Fondazione Musei Civici di Venezia - Commissariat : Beatrice Avanzi et Claire Bernardi, conservateurs au musée d'Orsay

Catalogue de l'exposition
Catalogue de l'exposition Crédits : Éditions Hazan

Catalogue au éditions Hazan (parution le 16.03.2016).

Intervenants
  • Directeur de la stratégie et du développement de la Réunion des musées nationaux-Grand palais et président du Musée du Luxembourg
L'équipe
Production
Réalisation
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