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Première vibration (1957) de Jesús Rafael Soto

1h
À retrouver dans l'émission

Première vibration (1957), une œuvre de Jesús Rafael Soto
Aujourd’hui nous regardons une œuvre de Jesús Rafael Soto intitulée « première vibration » de 1957. C’est une peinture sur bois et métal de 50x50 cm. Vous pouvez en ce moment aller l’admirer à la galerie Perrotin (76 rue de Turenne, Paris 3ème) au sein de l’exposition intitulée « Chronochrome », consacrée justement à l’artiste Jesús Rafael Soto. Cette exposition a lieu jusqu’au 28 février 2015.

Jesús Rafael SOTO "Première vibration", 1957
Jesús Rafael SOTO "Première vibration", 1957

Jesús Rafael Soto
Artiste né au Vénézuela, il arrive vers 1950 à Paris. En Europe il découvre l’art de Kandinsky, Mondrian, Malévitch, Moholy-Nagy, dans lesquelles il décelle une potentialité vibratoire.

En 1951, il réalise ses premières œuvres basées sur la répétition et la progression. Soto affine l'usage de systèmes qui se substituent aux modes de composition traditionnels en déterminant la répartition et le chromatisme d'éléments simples (lignes, points), inspiré de la musique sérielle (cf. Pierre Boulez)

« Je voulais en terminer avec le concept traditionnel d'harmonie chromatique, par exemple les lois des complémentaires et j'ai alors commencé à travailler à un groupe d'œuvres où le point est l'élément fondamental et où sa distribution fonctionne sur la base d'un système semblable à celui de la musique sérielle. » (Soto, " Teoría de Jesús Soto ", El Minero, Caracas, vol. 7, n° 11, septembre-octobre 1967, p. 5.)

Bientôt, il rencontre Tinguely, Vasarely et la galeriste Denise René qui a remarqué son travail et qui l’intègre dans la célèbre exposition « Le mouvement » en 1955 (du 6 au 30 avril) aux côtés de Agam, Bury, Calder, Duchamp, Jacobsen, Tinguely et Vasarely. L'exposition, immédiatement remarquée, suscite de nombreuses réactions dans la presse. C’est cette exposition qui donna véritablement corps au courant cinétique de l'art abstrait.

En 1956, c’est la première exposition personnelle de Soto à Paris à la galerie Denise René. Il inaugure une longue série de "Structures Cinétiques". Il maîtrise alors totalement les effets optiques et "oblige la forme à se soumettre aux tourbillons de lumière vibrante" tandis que le spectateur est devenu le moteur de l’oeuvre.

Les œuvres qui y sont montrées, que Jean Clay appellera plus tard (vers 1969) des "pré-pénétrables", constituent des jalons de première importance dans la réflexion de Soto sur la dimension environnementale et participative de son art.

Jean Clay , grand critique d’art qui fondera la revue Robho en 1966 puis Macula en 1976, est d’ailleurs un des noms à retenir à propos de Soto sur lequel il écrivit un magnifique ouvrage en 1969 :

" Jesús Rafael Soto , Visages de l'art moderne ", Éditions Rencontre (Lausanne).

Jean Clay est notre regardeur
* Légende et courtesy

Jesús Rafael SOTO "Première vibration ", 1957

Peinture sur bois et métal 50 x 50 x 17 cm

© Jesús Rafael SOTO / Adagp, Paris, 2015

Courtesy Galerie Perrotin

Invités

Matthieu Poirier et Xavier Veilhan
Matthieu Poirier et Xavier Veilhan

Matthieu Poirier Historien d'art, commissaire de l'exposition Soto à la galerie Perrotin, dans le 3ème arrondissement de Paris (du 6 octobre 2014 au 15 mars 2015)

[Xavier Veilhan ](http://www.veilhan.com/#!/fr/news?y=0&x=0) Plasticien

Archives INA

* Jean Clay pour un extrait de son ouvrage "Jesús Rafael Soto - Visages de l'art moderne", Éditions Rencontre (Lausanne)

  • Pierre Descargues et Jesús Rafael Soto : Titre collection : Les arts et les gens . Date diffusion : 13 janvier 1997

* Michel Chapuis et Jesús Rafael Soto . Titre collection : Le pont des arts. Date diffusion : 28 avril 1979

  • La voix de Jesús Rafael Soto au sujet du Pénétrable. Titre collection : Peinture fraîche de Jean Daive sur France Culture. Date diffusion : 08 octobre 2003.

Lecture :

Les textes sont lus par Johanna Nizard

Quelques musiques diffusées :

Flying Sparks and heavy machinery de Annie Gosfield

Interstices et Love for sale de Terre Thaemlitz

Energy Field de Jana Winderen

Prise de son : Cédric Chapelus

Page web : Sylvia Favre

Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
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