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Tabula rasa, de Mangelos

59 min
À retrouver dans l'émission

tabula rasa, 1951-1956, acrylique sur panneau en bois, 110 x 75 cm
tabula rasa, 1951-1956, acrylique sur panneau en bois, 110 x 75 cm Crédits : Zarko Vijatovic

"C'est une sorte de grand tableau noir d'écolier qui aurait été brossé, nettoyé. Ne subsiste qu'une trace, comme une écriture faite a la craie : "tabula rasa". La tabula rasa de Mangelos indique l'effacement et semble prédire la menace de la fin. Pourtant le rectangle noir vibre, le monochrome s'étend vers l'infini, peut être ce "degré zéro" dont parlait Malévitch lorsque lui-même en 1915 décide de s'en tenir au simple carré noir. Le noir renvoie aussi à l'encre qui rend possible l'écriture, écriture grâce a laquelle Mangelos invoque le passé, convoque l'absent dans ses poèmes. Les mots sont pour lui comme les incantations d'un rituel secret, privé, tels le nom de la maison familiale, de son chien ou de son cheval, ou autres noms du "père". Le noir, cerne du deuil et du malheur, devient chez Mangelos une surface sur laquelle le langage peut apparaître. Le noir en quelque sorte renferme toutes les images latentes du monde, il est le support d'une naissance possible." (Sandra Adam)

Aujourd’hui donc nous parlons d’une peinture réalisée entre 1951et 1956 intitulée Tabula Rasa , de Dimitrije Bašičević , critique et historien d’art, directeur de musée, et artiste connu sous le nom de Mangelos qui travailla dans le secret de son bureau à Zagreb mais participa activement aux activités du groupe artistique de « Gorgona », groupe d’avant-garde à Zagreb entre 1959 et 1966, que l’historienne de l’art Nena Dimitrijevic mit en avant lors de la rétrospective qui leur fut consacrée au Musée d’art contemporain de Zagreb en 1977. C’est elle entre autres qui souligna l’importance de ce groupe dans l’histoire de l’avant-garde elle est notre regardeur.

Cette œuvre vous pouvez l’admirer en ce moment au sein de l’exposition dédiée à cet artiste Né en 1921 en Serbie et décédé en 1987 en Croatie, exposition intitulée « Miroirs noirs » selon le titre du roman d’Arno Schmidt et qui a lieu à la galerie Frank Elbaz jusqu’au 11 janvier 2014.

Musique : Arvo PÄrt

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