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The Weird Sisters or The Three Witches

" The weird sisters " : quand Shakespeare inspira Johann Heinrich Füssli

1h
À retrouver dans l'émission

Voici trois visages à peine féminins, marqués par l'âge et enlaidis par les flétrissures de l'âme, si elles ont en une... Johann Henrich Füssli, grand peintre de la fin du XVIIIe siècle, puisa nombre de ses sujets chez Shakespeare.

The Weird Sisters or The Three Witches
The Weird Sisters or The Three Witches Crédits : Füssli

Dans "Les Regardeurs", nous rendons à notre tour hommage au grand auteur en nous penchant sur la peinture « Les 3 sorcières » de Johann Henrich Füssli, grand peintre de la fin du XVIIIe siècle. Ce dernier puisa nombre de ses sujets chez Shakespeare. Inspirée du célèbre Macbeth, cette peinture, réalisée vers 1783, est une huile sur toile (H. 65 ; L. 91,5 cm) conservée aujourd’hui à la Kunsthaus Zürich (Suisse).

" The weird sisters " ou " The three witches " (1783), d'après Macbeth, de Johann Heinrich Füssli (ou Henry Fuseli : 7 février 1741 à Zurich – 16 avril 1825 à Putney Hill).

1ère page de Macbeth (1623)
1ère page de Macbeth (1623) Crédits : Cowardly Lion

Avec Guillaume Faroult, conservateur en chef du patrimoine, en charge des peintures françaises du XVIIIe siècle et des peintures britanniques et américaines, au département des Peintures du musée du Louvre.

Spécialiste de l’art français et britannique du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle, il a écrit de nombreux ouvrages et articles sur l’art de cette période, en se focalisant notamment sur les questions de réception des œuvres d’art, du collectionnisme, des relations entre peinture et littérature et de l’histoire des institutions artistiques et muséales.

Il a été l’un des commissaires associés de l’exposition « Mélancolie. Génie et Folie en Occident » (Paris, Grand Palais et Berlin en 2006) et commissaire des expositions « 1869 : Watteau et Chardin entrent au Louvre. La collection La Caze » (Paris, musée du Louvre et Londres, Wallace Collection, 2007-2008), « Turner et ses peintres » (Londres, Tate - Paris, Grand Palais et Madrid, Prado, 2009-2010), « L’Antiquité rêvée. Innovations et résistances au XVIIIe siècle » (Paris, Musée du Louvre, Houston, Museum of Fine Arts, 2010-2011) et « New Frontier : L’art américain entre au Louvre. I. Thomas Cole et la naissance de la peinture de paysage en Amérique », Paris, musée du Louvre, - Bentonville (Arkansas), Crystal Bridges Museum et Atlanta, High Museum, 2012-2013).

Portrait de Guillaume Faroult
Portrait de Guillaume Faroult Crédits : DR

Il a écrit un livre sur Jacques-Louis David (éditions Gisserot, 2004) et deux ouvrages dans la collection Solo sur Le Verrou de J. H. Fragonard (Louvre éditions et RMN, 2007) et Lady Macbeth marchant dans son sommeil de Johann Heinrich Füssli (Louvre éditions et Somogy, 2011). Dans la même collection il a de publié un livre consacré à La Croix dans la contrée sauvage de Thomas Cole (Louvre éditions et Somogy, 2012). Il a co-dirigé avec Monica Preti et Christoph Voghter l’ouvrage, Delicious decadence. The Rediscovery of French Eighteenth-Century Painting in the Eighteenth Century, Dorchester, Ashgate, 2014

Couverture de l'ouvrage
Couverture de l'ouvrage Crédits : Coédition musée du Louvre / Somogy éditions d'Art

Il a participé à la publication du Catalogue des peintures britanniques, espagnoles, germaniques, scandinaves et diverses du musée du Louvre (paru en novembre 2013) ainsi qu'à l’exposition Le Goût de Diderot présentée par les musées de Montpellier et de Lausanne en 2013-2014. Il a été commissaire d’une exposition sur la collection d’art britannique du musée du Louvre présentée aux musées des Beaux-Arts de Valence et Quimper en 2014-2015.

En 2015, il est commissaire de l’exposition « Fragonard amoureux. Galant et libertin » au musée du Luxembourg à Paris (16 septembre 2015 - 25 janvier 2016)

Il est actuellement commissaire de l'exposition monographique consacrée au peintre « Hubert Robert (1733-1808). Un peintre visionnaire » au musée du Louvre (9 mars- 30 mai 2016) puis à la National Gallery de Washington (28 juin – 2 octobre 2016). Catalogue de l'exposition.

Bandeau de l'exposition
Bandeau de l'exposition Crédits : Musée du louvre

L'artiste Clément Cogitore

Portrait de Clément Cogitore
Portrait de Clément Cogitore Crédits : Clement Cogitore.com

Après des études à l’Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, et au Fresnoy-Studio national des arts contemporains Clément Cogitore développe une pratique à mi-chemin entre cinéma et art contemporain. Mêlant films, vidéos, installations et photographies son travail questionne les modalités de cohabitations des hommes avec leurs images. Il y est le plus souvent question de rituels, de mémoire collective, de figuration du sacré ainsi que d’une certaine idée de la perméabilité des mondes.

Affiche du film de Clément Cogitore "Ni le ciel ni la terre"
Affiche du film de Clément Cogitore "Ni le ciel ni la terre" Crédits : Diaphana distribution

Ses films ont été sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux (Cannes, Locarno, Lisbonne, Montréal…) et ont été récompensés à plusieurs reprises. Son travail a également été projeté et exposé dans de nombreux musées et centre d’arts (Palais de Tokyo, Centre Georges Pompidou – Paris, Haus der Kulturen der Welt – Berlin, Museum of fine arts – Boston, MoMA New-York…). Clément Cogitore a été récompensé en 2011 par le Grand prix du Salon de Montrouge, puis nommé pour l’année 2012 pensionnaire de l’Académie de France à Rome-Villa Médicis. En 2015 son premier long-métrage « Ni le ciel, Ni la terre » a été récompensé par le Prix de la Fondation Gan au Festival de Cannes – Semaine de la critique et salué par la critique. Né en 1983 à Colmar, Clément Cogitore vit et travaille entre Paris et Strasbourg. Représenté par la galerie Whiteprojects, Paris.

Unique portrait reconnu de William Shakespeare
Unique portrait reconnu de William Shakespeare Crédits : Le graveur Martin Droeshout (1601-1650)

Les textes sont lus par Claude Aufaure. Extraits de : Macbeth, scène 1 acte IV, de William Shakespeare - Aphorismes (105, 215) de Füssli - De l'imitation de la vie, Conférence X, (1822) de Füssli -

The Witches Cauldron
The Witches Cauldron Crédits : Folger Shakespeare Library

Il a aussi été question de 3 autres tableaux de Füssli : "The nightmare" (le cauchemar) - Anna Landoldt - Le somnambulisme de Lady Macbeth -

Le cauchemar (1781), huile sur toile (101,6 × 127 cm) de Füssli
Le cauchemar (1781), huile sur toile (101,6 × 127 cm) de Füssli Crédits : Detroit Institute of Arts

Nous sommes plus impressionnés par la mythologie médiévale que par la mythologie grecque, parce que les liens qui nous enchaînent à son envoûtement n'ont pas encore été brisée. Elle nous saisit d'une main énergique, nous retient par l'effet de notre superstition et d'une idée de l'honneur que la tradition nous a transmise. Johann Henrich Füssli, Aphorisme 105

Portrait d'une jeune femme (Anna Landolt) (1781), huile sur toile de Füssli
Portrait d'une jeune femme (Anna Landolt) (1781), huile sur toile de Füssli Crédits : Detroit Institute of Arts

Les choses allaient à Raphaël et à Shakespeare, Michel-Ange et Milton allaient à elles. Johann Henrich Füssli, Aphorisme 215

The sleepwalking Lady Macbeth (1781-1784), huile sur toile de Füssli
The sleepwalking Lady Macbeth (1781-1784), huile sur toile de Füssli Crédits : Musée du Louvre

C'est la vie que nous devons recourir - à la vie chaude, sensuelle, génératrice - pour animer les formes. C'est vers la nature et la vie que Zeuxis se tourna pour donner souffle aux formes de Polyclète et d'Alcamène ; et le mérite de Lysippe ne fut-il pas de conférer au bronze et au marbre l'aspect, la douceur, la "morbidezza" des transitions, l'illusion de la vie palpitante. Johann Henrich Füssli dans un extrait de Conférence X, De l'imitation de la vie (1822)

Portrait de Johann Henrich Füssli peint par James Northcote (1778)
Portrait de Johann Henrich Füssli peint par James Northcote (1778) Crédits : James Northcote

Guillaume Faroult est commissaire de l'exposition "Hubert Robert, 1733-1808. Un peintre visionnaire" du 9 Mars 2016 au 30 Mai 2016

Le musée du Louvre rend hommage à l’un des plus brillants artisans de sa création, artiste de premier plan au talent visionnaire. Bien plus que le peintre de ruines et de paysages dont la postérité a gardé l’image, Hubert Robert fut l’un des plus grands créateurs d’imaginaire poétique du 18e siècle…

Affiche de l'exposition
Affiche de l'exposition Crédits : Musée du Louvre

… Véritable homme des Lumières, il entreprit un remarquable itinéraire d’artiste qui le conduisit de Rome jusqu’à la cour de France dont il réalisa certains des plus spectaculaires décors. Mémorialiste de Paris et de l’histoire tumultueuse de la Révolution française, Hubert Robert acheva sa brillante carrière en conservateur attentif et engagé du tout récent Muséum central des arts, le futur musée du Louvre. Cet artiste à l’oeuvre tout à la fois éclectique et profondément cohérente embrassa les genres distincts du paysage poétique, des caprices urbains et architecturaux, des études archéologiques, et il entreprit des réalisations, remarquables et novatrices, dans le domaine des jardins paysagers ou des décors palatiaux.

Cette dimension est au coeur de l’exposition monographique – la première depuis 1933 – que le musée du Louvre en association avec la National Gallery of Art de Washington a décidé de lui consacrer. Est ainsi réuni un ensemble exceptionnel et varié de 140 oeuvres (dessins, peintures, gravures, peintures monumentales), issues des plus grands fonds patrimoniaux français et étrangers. Commissaire(s) :Guillaume Faroult, musée du Louvre. Page de présentation de l'exposition sur le site du musée du Louvre.

Bibliographie

Couverture de l'ouvrage

Lady Macbeth marchant dans son sommeil Guillaume FaroultCoédition musée du Louvre / Somogy éditions d'Art, 2001

Intervenants
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Réalisation
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