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Jusqu’où ira la lutte des places ?

59 min
À retrouver dans l'émission

Le gouvernement s’est donné 3 ans pour résorber, à poste égal, les écarts de salaire entre hommes et femmes. Encore faut-il atteindre ces postes : c’est le fameux « plafond de verre » qui rend plus difficile l’accès aux lieux de pouvoir. Mais ces inégalités de genre n’en cachent-elles pas d’autres ?

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. Crédits : Martin Barraud - Getty

Monsieur le Président, demain, vous vous exprimerez devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles. Il y a un an, vous y annonciez votre volonté de réviser la Constitution. Nous y voyons une opportunité de reconnaître encore davantage l’égalité entre les femmes et les hommes comme principe fondamental de l’organisation des pouvoirs publics et de la société française. C’est pourquoi nous vous appelons, aujourd’hui, à l’inscrire pleinement dans notre loi des lois.

Cet appel à constitutionnaliser l’égalité entre les femmes et les hommes a été publié dimanche dernier dans le JDD, quelques heures avant l’intervention d’Emmanuel Macron devant le Parlement. Il est signé par des parlementaires, de droite et de gauche. 

Et il rejoint une pétition actuellement en ligne, qui propose la réécriture suivante de l’article 1er de la Constitution de 58 : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens et les citoyennes sans distinction de sexe, d’origine, de race, ou de religion ... La loi garantit (et non plus favorise) l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.

Cette réécriture, si elle devait aboutir, créerait un outil juridique beaucoup plus contraignant que ce qui existe aujourd’hui pour obtenir cette égalité. Pour briser le fameux ‘’plafond de verre’’. Mais faut-il vraiment en passer par-là ?

Il y a une pression mondiale très dure pour les femmes. Si on reste sur la France, il y a beaucoup d'hypocrisie. Il y a une telle histoire... Dans le monde, 67% du travail est fait par les femmes et elles gagnent 10% de ce qui est généré. Pour que ça bouge, il faut le vouloir !
Mercedes Erra

L'analogie avec l'esclavage est là depuis Olympe de Gouges. Elle permet de comprendre, d'analyser quelque chose qui semble ne pas poser de problème et qui pourtant regarde tout le monde. On peut reprendre cette idée d'exploitation. Dès qu'il s'agit de pouvoir il y a des phénomènes de domination.
Pourquoi n'y a-t-il pas de syndicat de travailleuses ? De grèves ? On pourrait renverser les rapport de force.
Elsa Dorlin

Chez les femmes, il y a une volonté plus grande de travailler, de s'investir. Et à la fois une résignation des hommes. Les quelques femmes qui sortent des stéréotypes sont prêtes à travailler bcp plus que les hommes parce que pour elles, c'est plus difficile.
Michèle Cotta

Intervenants
  • journaliste et écrivain
  • Philosophe, professeure de philosophie à Paris 8
  • fondatrice de BETC et présidente exécutive de Havas Worldwide, engagée dans le Women's Forum for the Economy and Society, dont elle est l'un des membres fondateurs, ainsi que dans la Fondation ELLE, et membre permanent de la Commission sur l'image des
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