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La Syrie va-t-elle sortir de l'enfer?

48 min

Salam Kawakibi et Jean-Baptiste Jeangène Vilmer
Salam Kawakibi et Jean-Baptiste Jeangène Vilmer Crédits : Radio France

2013 sera-t-elle l’année de la fin de Bachar Al-Assad ? Probablement, selon la plupart des observateurs... Et pourtant dans son discours public prononcé ce matin, le premier depuis sept mois, le tyran de Damas est apparu droit dans ses bottes. Dans une mise en scène digne des dictatures communistes, Bachar Al-Assad a affirmé que le conflit n'opposait pas « le pouvoir et l'opposition, mais la patrie et ses ennemis, le peuple et ses assassins », ne cessant de dénoncer les tentatives de partition de la Syrie. Sous les applaudissements et les cris d’un public savamment choisi, scandant « Par notre âme et par notre sang, nous nous sacrifierons pour toi », il n’a fait aucune concession, excluant de discuter avec des « partis et des partenaires qui ont vendu leur pays à l'étranger », se contentant de promettre un nouveau gouvernement et une conférence sur la réconciliation nationale. Rien de très nouveau, donc, pour les Syriens, pour qui l'année 2013 a débuté comme la précédente, au son des bombardements aériens et de l'artillerie. Des combats et des attentats à Damas, des obus à Homs, et l'aéroport d'Alep fermé. Un bilan de 60 000 morts en vingt-et-un mois de conflit selon le haut commissariat de l’ONU, et des efforts diplomatiques déployés qui butent sur les conditions de l'opposition syrienne refusant toute négociation avant le départ de Bachar Al Assad qui, fort de l'appui de la Russie et de l'Iran, jure, encore et toujours, de résister jusqu'à la mort. Alors, la Syrie connaitra-t-elle l’enfer , faute de solution négociée, comme l’assure l’émissaire de l’ONU et de la ligue arabe, Lakhdar Brahimi ? Une solution politique est-elle encore enviageable ou la communauté internationale doit-elle armer l’opposition syrienne pour éviter le pire ? Des questions qui restent ouvertes même si, d’ores et déjà, l’on peut penser que la chute annoncée du tyran ne signifiera pas forcément la fin des affrontements en Syrie…

Intervenants
  • Chercheur, directeur du CAREP (Centre arabe de recherches et d’études politiques).
  • philosophe et juriste, chargé de mission «affaires transversales et sécurité» au Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du Quai-d’Orsay
L'équipe
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