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Jean-Luc Mélenchon / Olivier Faure / Laurent Wauquiez / Marine Le Pen // Matteop

France : comment les partis écriront l'an II du Macronisme ? / Matteo Salvini, hold up sur l'Italie ?

58 min
À retrouver dans l'émission

C'est la rentrée de l'Esprit Public avec Aurélie Filippetti, ancienne Ministre de la culture, Sylvie Kauffmann, éditorialiste au Monde,Thierry Pech, directeur général de la Fondation Terra Nova, Dominique Reynié, professeur de sciences politiques à Sciences po et directeur général de la Fondapol.

Jean-Luc Mélenchon / Olivier Faure / Laurent Wauquiez / Marine Le Pen // Matteop
Jean-Luc Mélenchon / Olivier Faure / Laurent Wauquiez / Marine Le Pen // Matteop Crédits : BERTRAND LANGLOIS / JOEL SAGET / VALERY HACHE / JP KSIAZEK / ANDREAS SOLARO - AFP

France : comment les partis écriront l'an II du Macronisme ?

Jean-Luc Mélenchon / Olivier Faure / Laurent Wauquiez / Marine Le Pen /
Jean-Luc Mélenchon / Olivier Faure / Laurent Wauquiez / Marine Le Pen / Crédits : BERTRAND LANGLOIS / JOEL SAGET / VALERY HACHE / JP KSIAZEK / - AFP

Curieuse rentrée politique : qui n’était plus tout à fait le grand chamboule-tout de la saison précédente, mais qui donnait le sentiment que tout n’était pas encore en place pour la phase suivante, à l’image des socialistes qui faisaient leurs cartons de l’historique siège de la rue de Solférino mais n’étaient pas encore installés dans leurs nouveaux locaux plus modestes d’Ivry, des Socialistes qui n’avaient plus les moyens d’organiser comme au bon vieux temps leurs universités d’été de La Rochelle avec caméras, journalistes, militants et ténors du parti, mais finançaient malgré tout 2 jours de formation pour leurs élus.

Des partis en « mode survie », comme l’ex Front National rebaptisé Rassemblement National qui attendait le 26 septembre pour savoir si la justice saisirait ou non 2 millions d’euros dans l’affaire des assistants présumés fictifs d’eurodéputés. Des partis affaiblis par le macronisme, qui rêvaient que cette saison II soit l’occasion de se relancer enfin, mais n’étaient pas encore tout à fait en ordre de marche, à l’image de Laurent Wauquiez qui devait composer avec cette kyrielle de clubs portés par des personnalités politiques différentes, Pécresse, Bertrand, Retailleau, Estrosi, Peltier, ce qui rendrait la rentrée de la droite française particulièrement cacophonique. 

Alors comparativement à ces difficultés des partis du monde d’avant, celui qui se rêvait en chef de file de l’opposition du Nouveau Monde, Jean-Luc Mélenchon avait le sourire à Marseille samedi soir, pour son discours de rentrée, devant 3000 personnes et même des invités venus d’autres partis, LR, PC, PS… Mélenchon qui rêvait une nouvelle fois –même si cela avait échoué la saison précédente- d’un grand front commun contre le macronisme à l’occasion des élections Européennes de Mai 2019, fondamentale échéance politique de l’année, qui sonnerait -et pas seulement pour les partis- comme le véritable point de départ….du monde d’après !  Pour ces partis sonnés, démonétisés, affaiblis, en quête d’idées, il s’agissait au fond de démontrer en cette fin d’été que le macronisme ne les avait pas définitivement… fauchés !

Matteo Salvini, hold up sur l'Italie ?

Le ministre de l'intérieur italien Matteo Salvini en juin 2018
Le ministre de l'intérieur italien Matteo Salvini en juin 2018 Crédits : ANDREAS SOLARO - AFP

On dit de lui qu’il a pris l’Italie à la hussarde. En quelques semaines seulement, Matteo Salvini est devenu bien plus que le ministre de l’Intérieur de l’improbable coalition italienne au pouvoir 5 étoiles/La Ligue.

A coup de déclarations tonitruantes sur les migrants et ces bateaux que l’Italie n’accueillera plus, à coup de tweets (en moyenne 24 par jours), de photos de lui torse nu, bedonnant et fier de s’afficher en mâle italien viril,  et de videos en famille…jusqu’à l’indécente sortie après le drame de Gênes : Salvini dénonçant les contraintes européennes qui « empêchent l’Italie de dépenser son argent comme elle le veut pour retaper ses écoles ou ses infrastructures », le ministre de l’intérieur italien feignant d’ignorer qu’une enveloppe de 2, 5 milliards d’euros était déboursé par Bruxelles depuis 2014 précisément…pour les infrastructures de la péninsule !

Salvini et sa politique soutenue à 72% par les Italiens dont 42% d’électeurs de gauche, une xénophobie italiennee autorisée et banalisée, des personnes de couleurs prises pour cibles, et un climat nauséabond contre lequel aucune opposition ne semblait pour l’instant efficace. L’Italie qui s’était sentie abandonnée par l’Europe ces dernières années dans le contrôle de ses frontières, l’Italie qui avait souffert de ne plus compter, faisait le choix de confier sa destinée à Salvini. Salvini qui aux côtés d’un Viktor Orban, le premier ministre hongrois avec lequel il entretenait les meilleures relations, aimait l’idée d’incarner l’anti-Europe du couple Merkel/Macron : l’anti Europe…ou le grand retour des « hommes forts » !
 

Facebook live de Matteo Salvini du mercredi 22 août :

Intervenants
  • Femme politique, romancière, ancienne ministre de la Culture dans les gouvernements Ayrault puis Valls
  • Directrice éditoriale au journal Le Monde. Spécialiste notamment des questions internationales.
  • directeur général de Terra Nova
  • Politologue. Professeur des Universités à Sciences Po.
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