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 Le premier ministre britannique Boris Johnson avec une dose de vaccin anti Covid, le 30 novembre 2020.

Grande-Bretagne : un perturbateur nommé Boris Johnson

20 min
À retrouver dans l'émission

Dans la partie de jeu de go anglo-bruxellois du Brexit, Boris Johnson joue gros. Johnson le perturbateur a tenté un joli coup cette semaine : annoncer que le Royaume-Uni devenait le premier pays au monde à autoriser le vaccin Pfizer.

 Le premier ministre britannique Boris Johnson avec une dose de vaccin anti Covid, le 30 novembre 2020.
Le premier ministre britannique Boris Johnson avec une dose de vaccin anti Covid, le 30 novembre 2020. Crédits : Paul Ellis - AFP

Quand on imagine Michel Barnier enfermé cette semaine à Londres avec les autres négociateurs européens et leurs homologues britanniques pour trouver enfin une porte de sortie à moins d’un mois du Brexit, on pense à une partie de Jeu de Go qui, comme dans le roman du japonais Yasunari Kawabata, dura plusieurs mois et où le jeu importait plus que le résultat. Dans cette affaire Boris Johnson joue en effet et joue gros. 

Pour ne pas décevoir ces pêcheurs britanniques à qui il a tant promis. Pour continuer d’avoir accès au marché européen tout en pouvant dire qu’il se libère des normes bruxelloises. Pour continuer d’avoir l’air de croire dans le modèle de « l’Insularité retrouvée », affichant un optimisme sans failles, qu’il y ait deal or not.

Dans cette partie de jeu de go anglo-bruxellois, Johnson le perturbateur a tenté un joli coup cette semaine : annoncer que le Royaume-Uni devenait le premier pays au monde à autoriser le vaccin Pfizer. Le premier ministre peut ainsi utiliser cette « première » vaccinale britannique, comme un argument en faveur du Brexit, sur le thème : regardez comme nous sommes plus rapides et plus souples sans la grosse machine européenne.

Une course à l’échalotte sur le début de la vaccination, qui se joue d’ailleurs partout dans le monde, particulièrement chez ses dirigeants, de Trump à Johnson, qui ont besoin de faire oublier une gestion quelque peu chaotique de l’épidémie.

Un jeu de Go donc, et de postures, sur le vaccin comme sur le Brexit, qui devrait se poursuivre au-delà du 1er janvier, qu’il y ait deal ou pas, comme un bras de fer qui s’inscrirait dans la durée autour d’une question : dans le monde d’après, est-on plus fort seul contre tous ou l’union fait-elle la force ?

Vous pouvez retrouver ici l'émission intégrale. 

Intervenants
  • Femme politique, romancière, ancienne ministre de la Culture dans les gouvernements Ayrault puis Valls
  • Directrice éditoriale au journal Le Monde. Spécialiste notamment des questions internationales.
  • journaliste, ancien chroniqueur au quotidien Le Monde
  • Politologue. Professeur des Universités à Sciences Po.
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