LE DIRECT

La semaine politique

58 min
À retrouver dans l'émission

A venir, dimanche 18 décembre :

L'Esprit public en direct et en public du Studio 106 de la Maison de Radio France.

Entrée libre - réservation souhaitée à comfranceculture@radiofrance.com

Accès Porte B, rue de Boulainvilliers, à partir de 10h30.

Hervé Morin a annoncé dimanche dernier sa candidature à l’élection présidentielle. Seuls 17 des 34 parlementaires du Nouveau Centre lui ont apporté leur soutien. Le député et Vice-Président du parti Jean-Christophe Lagarde a jugé cette candidature « dangereuse pour sa famille politique ». Jean-François Copé a mis en garde contre une « dispersion des voix ». M. Morin est crédité de 0,5 à 1% des intentions de vote dans les derniers sondages.

Ex candidat à la candidature, Jean-Louis Borloo a déclaré vouloir attendre le congrès des radicaux, fin février ou début mars, pour annoncer une décision « collective » de soutien à un candidat. « Sous la Vème République, même si personne ne peut gagner sans les voix du centre, cette famille politique ne peut que difficilement espérer l’emporter, a fortiori dans une période de crise aiguë et quand le centre est émietté », analyse-t-il dans son récent livre.

François Bayrou a présenté la « méthode de gouvernance » qui serait la sienne s’il était élu, ainsi que son « agenda 2012-2020 », inspiré de « l’agenda 2010 » présenté par le Chancelier social-démocrate allemand Gerhard Schröder en 2003. Crédité d’environs 7% d’intentions de vote, le Président du Mouvement Démocrate a appelé à « un esprit d’union nationale, qui irait de la droite républicaine, du centre jusqu’à la gauche réformiste ». Il a déclaré qu’il se prononcerait en faveur d’un candidat après le premier tour de la prochaine élection, s’il n’accédait pas au second.

François Hollande, interrogé sur la composition de son gouvernement dans l’hypothèse d’une victoire à l’élection présidentielle, a déclaré : « Je n’écarterai personne mais à la condition que les formations ou les dirigeants politiques aient appelé à voter pour moi au second tour ».

Nicolas Sarkozy a plaidé, dans son discours de Toulon, pour une Europe « intergouvernementale ». Angela Merkel lui a indirectement répondu dans une adresse au Bundestag en réaffirmant son attachement à la « méthode communautaire », qui donne un rôle central à la Commission. « Quiconque n’a pas compris que les eurobonds ne sont pas la solution à cette crise n’a pas compris la nature de cette crise », a-t-elle déclaré, soulignant ainsi sa divergence avec Paris sur le rôle de la Banque Centrale Européenne. La France s’oppose en outre à ce que la Cour de justice européenne puisse sanctionner les Etats qui violent leurs engagements en matière budgétaire, solution défendue par Berlin. La question de la réforme des traités européens, destinée à renforcer la discipline budgétaire au sein de la zone euro, sera au cœur du sommet de jeudi et vendredi prochain. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se rencontreront demain à Paris pour le préparer.

A la suite de propos d’Arnaud Montebourg évoquant une analogie entre l’Allemagne de Bismarck et celle d’Angela Merkel, les socialistes se sont défendus du soupçon de germanophobie tandis que François Bayrou déclarait : « Je pense que Nicolas Sarkozy se trompe de cible, parce qu’il a peur que le parapluie allemand disparaisse au-dessus du triple A français. ».

Invités :

Jean-Louis BOURLANGES, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris

Max GALLO, romancier et historien

Eric LE BOUCHER, directeur de la rédaction d’Enjeux-Les Echos, éditorialiste du site Slate.fr

Thierry PECH, directeur de la rédaction d’Alternatives Economiques

Brèves :

  • « La littérature élargit notre être en nous introduisant à des expériences qui ne nous sont pas propres. Celles-ci peuvent être belles, terribles, impressionnantes, excitantes, pathétiques, comiques, ou simplement piquantes. La littérature nous donne accès à elles toutes. Ceux d’entre nous qui ont été de vrais lecteurs toute leur vie réalisent rarement de façon plénière cette énorme extension de leur être qu’ils doivent aux auteurs. Nous en prenons mieux la mesure quand nous bavardons avec un ami qui ne lit guère. Il peut être plein de bonnes qualités et de bon sens, mais il habite un monde étriqué, un monde dans lequel nous aurions du mal à respirer. L’homme qui se contente de n’être que lui-même, et dont l’individualité se trouve donc rétrécie, vit dans une prison. Mes seuls yeux ne me suffisent pas… Même les yeux de toute l’humanité ne me suffisent pas. Je regrette que les bêtes n’écrivent pas. Comme je serais heureux de savoir quel visage ont les choses pour une souris ou pour une abeille, et je serais encore plus heureux de percevoir l’univers olfactif chargé de toutes les informations et émotions que connaît un chien. Quand je lis de la bonne littérature, je deviens mille autres hommes tout en restant moi-même. Comme le ciel nocturne d’un poème grec, je regarde avec une myriade d’yeux, mais c’est encore moi qui regarde. Ici, tout comme dans la prière, dans l’amour, dans l’action morale, dans le savoir, je me transcende, et c’est quand je me transcende que je deviens vraiment moi-même. ». Clive Staple Lewis, Surpris par la joie (cité par Simon Leys)

  • Martine Gozlan, L’imposture turque (Grasset, 2011)

  • Arnaud Teyssier, Histoire politique de la cinquième Répulique : 1958 – 2011 (Perrin, 2011)

  • Site internet de l’Observatoire des inégalités : www.inegalites.fr

  • Etienne Klein et Jacques Perry-Salkow, Anagrammes renversantes ou Le sens caché du monde (Flammarion, 2011)

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