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La victoire de Syriza en Grèce - L'escalade en Ukraine

58 min
À retrouver dans l'émission

La victoire de Syriza en Grèce

Alexis Tsipras est devenu dimanche 25 janvier le nouveau Premier ministre de Grèce après la victoire aux élections législatives de sa formation Syriza. N’ayant remporté, avec 36,3% des voix, que 149 sièges sur les 151 nécessaires à la majorité absolue, Syriza a formé un gouvernement de coalition avec un parti eurosceptique de droite, les « Grecs indépendants » qui ont obtenu 13 sièges.

Le gouvernement a annoncé mercredi 28 janvier la mise en œuvre des premières mesures anti-austérité issues de ses promesses de campagne : l’augmentation du SMIC, l’arrêt des privatisations et la réintégration des fonctionnaires mis en disponibilité tournent le dos à la politique d’austérité adoptée par le précédent gouvernement d’Antonis Samaras à la demande de la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fond monétaire international). Alexis Tsipras a rappelé à l’issue du premier conseil des ministres son objectif d’annulation des deux tiers de la dette (320 milliards d’euros, dont 240 détenus par les Etats européens et qui représentent 175% du PIB du pays).

Les premières discussions entre Athènes et Bruxelles ont commencé vendredi : Le ministre des finances Yanis Varoufakis a déclaré à l’issue d’une rencontre avec le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem qu’il n’entendait pas négocier avec la troïka qu’il a qualifié de « commission branlante » . Il s’est dit prêt à renoncer aux 7 milliards d’euros encore disponibles du plan d’assistance financière de Bruxelles.

Réunis à Strasbourg vendredi à l’invitation du président du Parlement européen Martin Schultz, François Hollande et Angela Merkel ont déclaré être disposé à « multiplier les discussions et les échanges avec la Grèce, dans le respect des choix du peuple grec et des engagements » . Alexis Tsipras, qui entamera sa tournée européenne par Chypre et Rome, est attendu mercredi prochain à Paris. Son ministre des finances, rencontre cet après-midi son homologue français. Ils devraient faire une déclaration commune. Dans un entretien paru ce matin, M. Varoufakis a expliqué que ses propos sur la Troïka ne traduisaient que son désir de ne pas "faire perdre son temps à la troïka, parce qu'elle n'est pas habilitée à discuter du fond et de la logique" du dispositif d'aide de 240 milliards d'euros mis en place à partir de 2010 pour la Grèce. La banque Lazard, choisie par le gouvernement Tsipras comme négociatrice, a préconisé une réduction de moitié de la dette détenue par les Etats. La précédente renégociation n’avait concernée que les créanciers privés. La chancelière allemande a réaffirmé son opposition à tout effacement même partiel de la dette grecque, le président du Parlement européen qualifiant la position du gouvernement grec « d’irresponsable ».

L'escalade en Ukraine

Depuis la prise de l’aéroport de Donetsk par les milices séparatistes pro-russes le 22 janvier, les violences se sont intensifiées dans l’est de l’Ukraine. Le port de Marioupol a été bombardé par les séparatistes le 24, faisant plusieurs dizaines de victimes civiles. Les combats se sont poursuivis au cours de la semaine à Donetsk et à Vougleguirsk. Plus de 200 personnes ont été tuées en une semaine dans l’est de l’Ukraine et 5.000, depuis le début de la crise.

Réagissant à l’attaque de ce port stratégique, le président Obama a promis « d’accroitre la pression sur la Russie » , dénonçant une agression perpétrée par des rebelles « équipés par la Russie, financés par la Russie et aidés par des troupes russes ». Le ministre des affaires étrangères russes Sergei Lavrov a déclaré au cours d’un entretien téléphonique avec son homologue américain John Kerry que « L'aggravation de la situation est le résultat des tirs permanents des forces ukrainiennes contre des localités peuplées, en violation grossière des accords de Minsk » . Le chef de la diplomatie américaine est attendu à Kiev le 5 février pour une rencontre avec le président ukrainien Porochenko.

Réunis à Bruxelles jeudi dernier, les ministres des affaires étrangères des 28 Etats membres de l’Union européenne ont annoncé un alourdissement des sanctions contre la Russie et contre les séparatistes avec l’ajout de nouveaux noms à la liste des individus et entités déjà visés. Les représentants européens ont dénoncé les violences et appelé au respect du protocole de Minsk signé en septembre 2014 prévoyant un cessez-le-feu. Le déblocage de fonds pour soutenir les réfugiés victimes des combats a également été annoncé. La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini s’est dite ouverte à l’adoption de nouvelles mesures, rappelant que les sanctions économiques relevaient de la compétence des chefs d’Etat et de gouvernement qui doivent se réunir en sommet le 12 février à Bruxelles.

Une réunion organisée à Minsk samedi sous l’égide de l’OSCE entre émissaires ukrainiens, russes et séparatistes pro-russes afin de préparer la conclusion d’un cessez-le-feu n’a pas permis d’aboutir à des résultats concrets.

Invités

Jean-Louis BOURLANGES, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris

François BUJON DE L’ESTANG, ambassadeur de France

Eric LE BOUCHER, éditorialiste des Echos et co-fondateur du site Slate.fr

Thierry PECH, directeur général de la fondation Terra Nova

Brèves

Michel ELTCHANINOFF, Dans la tête de Vladimir Poutine (Actes Sud 2015)

Jean-Louis BOURLANGES a rendu hommage à Hélène Missofe disparue le 22 janvier 2015

Thierry PECH a évoqué la finale du championnat du monde de handball organisée au Qatar

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