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Theresa May à Lancaster House le 17 janvier 2017

Le Brexit // les pourparlers d'Astana

58 min
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Theresa May devra demander l'aval du parlement britannique avant d'enclencher l'article 50 du TUE // Des pourparlers de paix entre régime et rebelles syriens se sont tenus à Astana

Theresa May à Lancaster House le 17 janvier 2017
Theresa May à Lancaster House le 17 janvier 2017 Crédits : Kirsty Wigglesworth - AFP

LE BREXIT

La Première ministre britannique Theresa May a a précisé le 17 janvier sa feuille de route pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Elle a exposé sa volonté d’aboutir à un Brexit « clair et net » sous la forme d’un nouveau partenariat équitable mis en place « étape par étape pour éviter un changement trop brutal et déstabilisant ».

La cheffe du gouvernement a réaffirmé que le Brexit impliquait la sortie d’un marché unique européen « incompatible avec le contrôle de l’immigration ». Elle souhaite néanmoins garder « un accès le plus large possible à ce marché » sans être liée par la politique commerciale commune et les tarifs extérieurs communs qu’elle implique. Cette union douanière « empêcherait le Royaume-Uni de conclure ses propres accords commerciaux avec d’autres pays ». Theresa May a annoncé son intention d’utiliser fin mars l’article 50 du TUE relatif à la sortie de l’Union européenne qui marquera le début de négociations qui doivent s’achever d’ici deux ans.

La Cour suprême a pris le contrepied de la Première ministre qui avait affiché son intention de déclencher l’article 50 sans l’aval du Parlement. Dans une décision rendue mardi par la voix de son président David Neuberger, la Cour a jugé que le gouvernement devra consulter Westminster avant de lancer des négociations sur la sortie de l’Union européenne. Elle a toutefois rejeté les demandes des gouvernements décentralisés d’Écosse, d’Irlande du Nord et du Pays de Galles qui réclamaient que leurs parlements respectifs soient également consultés avant l’activation de la procédure de sortie.

Un projet de loi sera débattu par le Parlement à partir du 31 janvier. Les conservateurs n’y disposent que d’une courte majorité mais le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn a annoncé que son parti « respectera la volonté du peuple britannique et ne contrecarrera pas la procédure de l’article 50 ».

LES POURPARLERS D'ASTANA

La capitale kazakhe Astana a accueilli lundi 23 et mardi 24 janvier des pourparlers sur le processus de paix en Syrie, organisés par les parrains respectifs du régime et de l’opposition, la Russie, l’Iran et la Turquie. En prenant le leadership des négociations, Moscou affirme l’importance de sa position dans la résolution des conflits, et se pose en « garant » de la paix syrienne. Devant « l’impuissance de ses partenaires occidentaux », la troïka russo-turco-iranienne a tenu à l’écart l’Union Européenne et les États-Unis, mais également les pays arabes soutenant l’opposition. Deux délégations du régime et des rebelles syriens se sont ainsi rencontrées pour la première fois afin d’aborder les négociations de paix intersyrienne, en préparation de la reprise des discussions prévue à Genève le 8 février prochain.

Les discussions, essentiellement centrées sur la consolidation du cessez-le-feu entré en vigueur le 30 décembre 2016, ont abouti à l’établissement d’un « mécanisme trilatéral » censé assurer sa complète mise en œuvre et éviter toutes les provocations. Selon le ministre de la Défense russe Sergueï Choïgou, « Les troupes d’opposition qui ne se soumettront pas au cessez-le-feu seront reconnues comme terroristes [...] ». Sur ce sujet, le troïka a également réaffirmé sa « détermination » à combattre l'organisation État Islamique au même titre que le front Fatah Al-Cham. Toutefois, certaines divergences pèsent cependant sur les négociations et, tandis que Moscou revendique le gel des opérations militaires, Téhéran et Damas souhaitent poursuivre la « reconquête » des zones contrôlées par l’opposition.

Les pourparlers ont également été marqués par le refus de toute négociation directe entre les représentants du régime et ceux de la rébellion, qui se sont séparés sans signer le communiqué final. Ainsi, le doute plane sur le renforcement et le respect du cessez-le-feu. Mohammad Alloush, chef de la délégation de l’opposition indiquait qu’en cas d’échec des négociations « les combattants ont encore l'arme au pied et pourront les reprendre pour poursuivre la lutte ». Dès lundi, les combats s’étaient intensifiés entre rebelles modérés et djihadistes dans les provinces d’Idlib et d’Alep. En effet, le front Fatah Al-Cham voit dans les pourparlers d’Astana la preuve qu’une coalition est en train de se former contre lui autour avec des forces de l’Armée Syrienne Libre.

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