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L'élection à la présidence de l'UMP - La situation en Israël

59 min
À retrouver dans l'émission

L’élection à la présidence de l’UMP :

Dimanche dernier, les quelques 324.000 adhérents de l’Union pour un Mouvement Populaire étaient appelés à élire leur président, 10 ans après la fondation du parti par Jacques Chirac et Alain Juppé en 2002. Lundi soir, après 24 heures d’incertitudes quant au résultat du scrutin, la commission de contrôle des opérations électorales du parti (la COCOE) a annoncé que le secrétaire général Jean-François Copé l’emportait par 87.388 voix contre 87.290 pour l’ancien Premier ministre François Fillon, soit une avance de 98 voix. Dans la soirée, François Fillon avait déclaré « prend(re) acte » des résultats », ajoutant : « (…) ce qui me frappe est que la fracture qui traverse notre camp politique est désormais manifeste, à la fois politique et morale. ».

Mercredi, le député des Alpes-Maritimes et directeur de campagne de François Fillon, Eric Ciotti, affirmait que 1.304 votes des militants de Nouvelle-Calédonie, de Mayotte et de Wallis-et-Futuna n’avaient pas été pris en compte dans le résultat, et que leur réintégration dans le décompte conduirait à une victoire de M. Fillon par 26 voix d’avance. Le lendemain, Jean-François Copé a demandé à la commission de recours du parti de statuer, tandis que ses partisans dénonçaient des fraudes commises à Nice et en Nouvelle-Calédonie. « Ce qui est en cause aujourd’hui, c’est l’existence de l’UMP (…). Nous allons droit vers un éclatement (du parti) si on n’arrête pas cette mascarade. », analysait jeudi Alain Juppé, proposant de créer « une instance collégiale composée, sous (s)a présidence, de représentants des deux candidats et de personnalités n’ayant pas pris parti ». La proposition a été acceptée jeudi soir par François Fillon et Jean-François Copé. Cette commission devrait livrer ses conclusions sous quinze jours.

Les militants de l’UMP étaient également appelés dimanche à apporter leur soutien aux mouvements. La « droite forte » animée par Guillaume Peltier et Geoffroy Didier est arrivée en tête en recueillant 28% des voix, suivie par la « Droite sociale » de Laurent Wauquiez (21,7% des voix) la « France moderne et humaniste » portée par Jean-Pierre Raffarin, Luc Chatel et Jean Léonetti (18%) les gaullistes représentés par Michèle Alliot-Marie (12,3%) la « Droite populaire » créée par Thierry Mariani (10,9%) et enfin « la Boîte à idées », « motion anti-divisions » soutenue par Bruno Le Maire, qui a obtenu 9,1% des suffrages.

Mardi, l’ancien ministre de la justice Pierre Méhaignerie a quitté l’UMP pour rejoindre le parti fondé par Jean-Louis Borloo. Dans un entretien au Monde publié le même jour, ce dernier déclarait : « L’illusion du parti unique, qui tentait de rassembler la droite décomplexée, la droite modérée et le centre droit, ne tient plus ».

La situation en Israël :

Le 10 novembre, des tirs répétés de roquettes et d’obus de mortiers depuis la bande de Gaza ont touché plusieurs villes du sud d'Israël. En représailles, l’aviation israélienne a tué le 14 novembre Ahmed Jaabari, chef militaire du Hamas à Gaza, amorçant l’offensive militaire « Pilier de défense ». « Aucun gouvernement ne peut tolérer qu’un million de ses citoyens vivent sous la menace constante des roquettes » a déclaré le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou le 15 novembre. Les raids aériens israéliens se sont poursuivis jusque mercredi, détruisant plus de deux cents sites de lancement de roquettes et de caches d'armes, ainsi que la plupart des fusées à longue portée Farj-5 du Hamas, de confection iranienne, capables d’atteindre Tel-Aviv et sa région. 155 Palestiniens et cinq Israéliens ont trouvé la mort dans le conflit. Mercredi matin, un attentat à la bombe faisait une vingtaine de blessés à Tel Aviv. Le porte-parole du Hamas, Abou Zuhri, a déclaré que le mouvement « béni(ssait) l’attaque ».

Après cinq jours de négociations indirectes présidées au Caire par le chef du renseignement égyptien, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et le ministre des affaires étrangères égyptien Mohamed Kamel Amr ont annoncé mercredi soir la conclusion d’une trêve entre Israël et les groupes armés palestiniens de la bande de Gaza, parmi lesquels le Hamas qui contrôle le territoire depuis 2007. Cette « bande » de territoire longue de 41 km est entourée au nord, à l'est et au sud-est par l’État d’Israël, et au sud-ouest par l’Égypte. Sa population est estimée à 1,6 million de Palestiniens. Hillary Clinton a salué le rôle du président égyptien Mohamed Morsi dans les négociations et qualifié l’Egypte de « pierre angulaire de la paix et de la stabilité dans la région ». Le ministre de la défense israélien Ehoud Barak a indiqué le lendemain que la possibilité de « reprendr(e) (les) activités (militaires) » serait « évidemment » considérée par Israël « en cas de tirs ou de provocations ». Khaled Mechaal, chef en exil du bureau politique du Hamas, a quant à lui estimé qu’Israël avait échoué dans son « aventure » dans la bande de Gaza. « La situation [à Gaza] est absolument invivable. Nous demandons depuis longtemps qu’il y ait un desserrement du blocus et en même temps on demande que l’on garantisse la sécurité d’Israël » a déclaré jeudi matin le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Le 16 novembre, le président palestinien Mahmoud Abbas a réaffirmé son intention de déposer le 29 novembre, lors de l’Assemblée générale des Nations Unies, une résolution pour élever le statut de la Palestine au rang d'Etat non membre des Nations Unies. « On peut discuter sur l'opportunité à cet instant de déposer une résolution mais si elle est déposée, il faudra bien que nous nous prononcions », a déclaré Laurent Fabius jeudi.

Invités :

Michaela WIEGEL, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung

Jean-Louis BOURLANGES, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris

Max GALLO, romancier et historien

Thierry PECH, directeur de la rédaction d’Alternatives économiques

Brèves :

  • Pierre Péan et Philippe Cohen, Le Pen, une histoire française (Robert Laffont, 2012)

  • Laurence Caillarec, Les choix du chancelier (The Book Edition, 2012)

  • Alain-Gérard Slama, Les écrivains qui ont fait la République (Plon, 2012)

  • Jean-Michel Delacomptée, Passions : La princesse de Clèves (Arléa, 2012)

  • Magazine Sciences humaines, Hors série des Grands Dossiers n°1 : « La guerre, des origines à nos jours » (novembre-décembre 2012)

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