LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

L’état de la droite française - Enjeux du drame de Dacca : Occident et mondialisation

1h
À retrouver dans l'émission

L’état de la droite française :

Lundi 18 mai, la loi autorisant le mariage pour tous a été promulguée. Jean-François Copé, le président de l’UMP, a affirmé qu’une fois la droite au pouvoir, il « [lui] faudra réécrire le texte ». Le député Hervé Mariton propose de « respecter les mariages pratiqués entre 2013 et 2017 mais d'arrêter les mariages de couples de même sexe et de proposer à la place le contrat d'union civile» tandis que Nathalie Kosciusko-Morizet, affirme qu’une abrogation de la loi était impossible. Dimanche dernier, selon les estimations, entre 150.000 et un million d’opposants à cette loi manifestaient à Paris. Le président de l’UMP avait appelé à la mobilisation afin de « défendre la famille, et […] de manifester [une] opposition à la politique de François Hollande.»Il a souhaité que les manifestants «transform[ent]cet engagement sociétal en engagement politique».M. Wauquiez, lui a répondu qu’il ne fallait pas « instrumentaliser » le mouvement.

Une polémique a opposé Guillaume Peltier, vice-président de l’UMP et Christian Jacob, président du groupe parlementaire de ce parti, à propos de la compatibilité entre l’abstention de Mme Kosciusko-Morizet lors du vote de la loi sur le nouveau mariage et sa candidature à la mairie de Paris Une partie des militants UMP redoutent que les opposants au mariage entre personnes de même sexe ne s’invitent dans le scrutin qui désignera le candidat à la mairie de Paris. D’autres, notamment les candidats à la candidature Pierre-Yves Bournazel et Jean-François Legaret, émettent par avance des doutes sérieux sur la sincérité du scrutin ouvert avant-hier et qui sera clôt demain.

Lundi dernier, Jean-François Copé, et François Fillon, ancien Premier Ministre, se sont mis d’accord pour demander aux militants s’ils souhaitaient un nouveau vote pour la présidence du parti. En novembre, M. Copé s’était proclamé vainqueur face à M. Fillon qui avait décidé de créer un nouveau groupe à l’Assemblée Nationale. Ce groupe a été dissous en janvier après un accord entre MM. Copé et Fillon sur un nouveau vote en septembre. Jeudi 9 mai, François Fillon a annoncé qu’il serait candidat à la primaire de 2016 « quoi qu’il arrive ». Le 14 mai, MM. Copé et Fillon sont parvenus à un autre accord sur la réforme des statuts de l’UMP. Elle prévoit la désignation du candidat à la présidentielle par la voie d’une primaire à laquelle pourront participer tous les sympathisants de droite, ainsi que la création d’une Haute autorité afin de veiller au respect des statuts, autorité qui serait présidée par une personnalité extérieure à l’UMP. Les militants s’exprimeront sur les statuts et sur un potentiel nouveau vote en juin. Dimanche dernier, Laurent Wauquiez, vice-président de l’UMP, a jugé qu’il y avait au sein du parti un « problème de leadership ». Lundi, Bernard Accoyer, l’ancien président de l’Assemblée Nationale, a affirmé qu’il y avait un « problème de gouvernance » et que la « voix de l’UMP [était] balkanisée ». Dimanche, François Baroin confiait qu’il y avait « à la droite de l’UMP, une trop grande porosité avec les positions de l’extrême-droite ».

Enjeux du drame de Dacca au Bangladesh : Occident et mondialisation :

Le 24 avril le Rana Plaza, un immeuble abritant des ateliers textiles près de Dacca s’est effondré, provoquant la mort de plus de 1.200 personnes sur les 3.000 ouvriers présents. Un millier d’autres ont subi de graves blessures. L’entreprise Primark a annoncé le 29 avril qu’elle paierait « des indemnités aux victimes de cette catastrophe qui travaillaient pour son fournisseur ». « Ceux qui sont impliqués, en particulier le propriétaire qui a forcé les ouvriers à travailler là, doivent être punis », a affirmé la Première ministre bangladaise Sheikh Hasina. Le 9 mai, un incendie dans un immeuble abritant également des ateliers de confection à Dacca a provoqué la mort de huit personnes.

Jeudi 23 mai, 38 entreprises se fournissant auprès d’usines textiles au Bangladesh ont signé l’accord de prévention des incendies et de sécurité des bâtiments. Signé après une réunion à Genève sous la présidence de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), l’accord est à l’initiative des syndicats IndustriAll et UNI Global Union, qui représentent 70 millions de travailleurs dans le monde. L’objectif est de mettre en place un programme d’inspection de sécurité incendie et bâtiments grâce à l’institution d’un inspecteur en chef et d’experts indépendants, qui mèneront un examen « complet et rigoureux des normes […] pour les entreprises de prêt-à-porter ». Ils identifieront les travaux nécessaires, impératifs pour les entreprises, qui seront juridiquement responsables des accidents. L’américain PVH et l’allemand Tchibo avaient signé l’accord dès le mois de décembre. L’entreprise suédoise H&M et l’espagnole Zara ont signé le 13 mai, suivi par de nombreuses enseignes dont l’irlandaise Primark, les britanniques Tesco et Mark&Spencer, l’italienne Benetton, et la française Carrefour. D’autres ont refusé de signer l’accord, notamment Gap et Walmart.

Le 13 mai, des ouvriers ont manifesté près de Dacca pour demander des hausses de salaires et la condamnation à mort du propriétaire du Rana Plaza, arrêté le 28 avril. L’association bangladaise des fabricants et exportateurs de textile a annoncé la fermeture d’usines du fait de « troubles » parmi la main-d’œuvre. Les usines ont ouvert à nouveau quelques jours plus tard. Le ministre du textile a assuré qu’il n’y avait « aucun doute que les salaires [allaient] être augmentés », annonçant la mise en place d’une commission d’experts « chargés d’étudier la question d’un salaire minimum pour le secteur du textile ». Le gouvernement a promis d’autres mesures en faveur des ouvriers du textile, notamment un plan d’inspection des usines, et il a annoncé un amendement à la loi qui restreint la liberté syndicale au Bangladesh. Il devrait permettre la création de sections syndicales au sein d’usines textiles, sans autorisation préalable des employeurs. L’OIT et les partenaires tripartites bangladais ont annoncé début mai s’être mis d’accord sur un plan d’action prévoyant notamment la réforme du droit du travail.

Après la Chine, le Bangladesh est le deuxième fournisseur de textile pour l’Europe. Le secteur du textile représente 15% du PIB bangladais et 80% des exportations du pays. 3,6 millions de personnes sont employées dans le secteur, et le salaire minimum est de 38 dollars par mois.

Invités

Jean-Louis BOURLANGES, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris

Max GALLO, romancier et historien

Thierry PECH, directeur de la rédaction d’Alternatives économiques

Michaela WIEGEL, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung

Brèves

  • Jean-Baptiste Malet, En Amazonie (Fayard, 2013)

  • Ulrich Beck, Non à l’Europe allemande vers un printemps européen ? – préface de Daniel Cohn-Bendit (Autrement, 2013)

  • Joschka Fischer et Fritz Stern, Gegen Den Strom, Ein Gespräch über Geschichte und Politik - Non paru en français (C.H. Beck, 2013)

  • Au fait, média lent : numéro 1 (paru en mai 2013) enquête sur Seillière/Wendel et entretien avec Helmut Schmidt numéro 2 (juin 2013)- enquête sur HEC et entretien avec Zygmunt Bauman (http://www.au-fait.fr/)

  • Hommage à Guy Carcassonne

L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......