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L'Ukraine

1h
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L'Ukraine

Depuis novembre 2013 et le refus de Viktor Ianoukovitch de signer un accord d’association avec l’Union européenne les manifestations se sont multipliées à Kiev et dans d’autres grandes villes de l’ouest ukrainien. Au terme de trois mois d’émeutes, samedi dernier, le Président Viktor Ianoukovitch a pris la fuite. Dans les heures qui ont suivi, la police s’est rangée aux côtés des émeutiers de la place de l’Indépendance et le Parlement a destitué le Chef de l’Etat, élu en 2010. Le soir même, l’ancienne dirigeante Ioulia Timochenko, libérée de prison, s’adressait à la foule. La veille, Viktor Ianoukovitch était pourtant parvenu à un accord avec les membres de l’opposition. Des diplomates allemands, français et polonais étaient intervenus pour négocier cet accord, au lendemain d’un assaut sanglant de la police, qui a causé la mort de 80 manifestants.

Le Parlement a fixé au 25 mai la tenue d’élections présidentielles. Vitali Klitschko, l’ancien champion de boxe et figure éminente de l’opposition, a déjà annoncé sa candidature. Les députés ont aussi décidé le retour à la Constitution de 2004, qui donne moins de pouvoir au Président. Mercredi, un Premier ministre du gouvernement de transition a été désigné en la personne d’Arseni Iatseniouk, pro-européen et membre du parti de Ioulia Tymochenko. Il va devoir diriger un pays menacé par la faillite. Le nouveau ministre des finances Iouri Kolobov a estimé que le pays aurait besoin de 26 milliards d'euros en 2014 et 2015. « L’Union européenne est prête à aider l’Ukraine », a déclaré le ministre britannique des finances, George Osborne. Viktor Ianoukovitch, réfugié en Russie, conteste sa destitution. Les forces centrifuges paraissent de plus en plus actives dans le pays. La population russophile s’inquiète de l’une des premières mesures du Parlement : l’abolition du russe comme seconde langue officielle. Plusieurs régions frontalières de la Russie ont déclaré ne pas reconnaître la légitimité du nouveau gouvernement de Kiev. En Crimée, région peuplée par 60% de russophones, des protestataires ont élevé un drapeau russe sur le toit du Parlement, occupé depuis jeudi. Un référendum sur l’indépendance de la péninsule a été annoncé par le Parlement régional. Il est prévu pour le 25 mai, le même jour que l’élection présidentielle.

Mercredi, le président russe Vladimir Poutine a fait l’inventaire des troupes mobilisables dans l’ouest du pays. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a répondu qu’« une intervention militaire de la Russie serait une grave erreur. » Vendredi matin les hommes armés des forces navales russes ont été vus aux aéroports de Crimée : Simferopol et Belbelk (près du port de Sébastopol). Le ministre de l’intérieur ukrainien, Arsen Avakov, considère que cette opération est « une occupation armée qui viole des accords et des règlements internationaux. »

Invités

Sylvie KAUFFMANN, directrice éditoriale au Monde

Jean-Louis BOURLANGES, professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris

Max GALLO, romancier et historien

Thierry PECH, directeur général de la fondation Terra Nova

Brèves

Alphonse de LAMARTINE, L'histoire des Girondins (Robert Laffont, janvier 2014)

Pascal PERRINEAU, La France au front , Essai sur l'avenir du FN (Fayard, février 2014)

Leila MIÑANO, Julia PASCUAL, La guerre invisible , Révélations sur les violences sexuelles dans l’armée française (Coédition Les Arènes, février 2014)

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