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Quelles nouvelles de la gauche française ? / Brexit : et à la fin, est-ce que c'est l'Europe qui gagne ?

Quelles nouvelles de la gauche française ? / Brexit et Union Européenne

59 min
À retrouver dans l'émission

Quelles nouvelles de la gauche française à mi-mandat d’Emmanuel Macron, cette semaine où l'on a entendu parler d'une "jambe gauche" du Président ? Et tandis que le feuilleton du Brexit se poursuit : à la fin, est ce que c’est l’Europe qui gagne ?

Quelles nouvelles de la gauche française ? / Brexit : et à la fin, est-ce que c'est l'Europe qui gagne ?
Quelles nouvelles de la gauche française ? / Brexit : et à la fin, est-ce que c'est l'Europe qui gagne ? Crédits : Z.ABDELKAFI/ M. BUREAU/J. SAGET/R. LAFABREGUE/L. BARIBARIOULET/L. BONAVENTURE - AFP

Analyse politique et géopolitique de la semaine avec le chercheur en sciences politiques Manuel Cervera Marzal, le journaliste Gérard Courtois et les essayistes Mathieu Laine et Philippe Manière. 

1/ A (presque) mi-mandat d’Emmanuel Macron : des nouvelles de la gauche ?

C’est une semaine où l’on entend parler d’une « jambe gauche » d’Emmanuel Macron ! Un peu plus de 70 élus pour la plupart issus du PS ont signé une tribune le 20 octobre dernier pour exprimer leur soutien à la majorité présidentielle, estimant malgré de « regrettables maladresses » que « le cap est bon et la France gouvernée ». Parmi les signataires, Roland Ries, l’actuel maire de Strasbourg et en coulisse : deux ministres ex socialistes à la manœuvre, Olivier Dussopt et Jean Yves Le Drian, chargés en vue des prochaines élections de continuer à siphonner le PS sur le modèle de ce qui a été fait avec succès pour les élus de centre droit.

Terrible question pour la gauche française : plus de deux ans après l’élection du président disruptif qui prédisait la disparition des vieux partis et avec eux des vieux clivages, la gauche est-elle vraiment au point mort ? Pas si sûr si l’on en croit ces fins connaisseurs de la carte électorale nous expliquant comment la gauche résiste sur les territoires, pouvant potentiellement conserver les villes de Paris Lille Nantes Rennes Grenoble ou Clermont Ferrand. Pas si sûr si l’on en croit la vigueur de la poussée écologiste telle qu’elle s’est manifestée aux Européennes.

De bonnes nouvelles de la gauche mais aussi de moins bonnes : comme l’éternelle bataille des égos, des rancoeurs et des ambitions : avec les règlements de compte cette semaine de Claire Nouvian, l’ex jeune espoir de la gauche aux côtés de Raphaël Glucksmann aux dernières élections, en rupture désormais avec le Mouvement Place Publique avec cette phrase terrible : "quand les dégoûtés partent il ne reste plus que les dégoûtants". Mauvaise nouvelle aussi pour la gauche, ces difficiles unions électorales sur le terrain, certains Verts se rêvant désormais suffisamment forts pour se passer de partenaires, communistes et insoumis se tirant toujours autant dans les pattes.

Beaucoup de questions d’appareil… et toujours pas grand-chose sur le terrain programmatique : un livre de Bernard Cazeneuve par-ci, un autre de François Hollande par là, proposant de rallonger d’un an le mandat présidentiel… Un peu court pour parler d’un sursaut des hommes et des idées. La gauche de retour… pas encore…

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2/ Brexit : et à la fin, est-ce que c’est l’Europe qui gagne ?

A un enfant à qui on demanderait : que veux tu faire plus tard ? Je conseillerais de répondre a minima : je ne veux pas faire Michel Barnier ! Imaginez donc la vie de ce pauvre homme depuis 2016 ?! Il faut croire pourtant que le négociateur en chef du Brexit aime son job, puisqu’il vient d’être nommé dans la nouvelle commission européenne de la nouvelle présidente Madame Ursula Von der Leyen à la tête du groupe de travail nouvellement créé sur les relations avec le Royaume Uni. C’est donc lui qui coordonnera les travaux dans les mois à venir. Lequel Michel Barnier estimait cette semaine dans La Presse « qu’il faudrait peut être 2, 3 ou 4 ans pour reconstruire tout ce qui a été détricoté par la volonté de ceux qui ont soutenu le Brexit ».

Alors de ce cauchemardesque divorce toujours en cours, 3 ans après le referendum, qui s’en tire le mieux ? Le modèle européen ou le modèle britannique ? On se souvient des analyses de l’été 2016, de tous ceux qui expliquaient que le Brexit n’était pas arrivé par hasard, que le modèle européen était devenu répulsif, par ses dogmes économiques, ses normes tatillonnes, son déficit démocratique, qu’au fond l’Europe avait tout fait pour être détestée. Les Eurosceptiques et europhobes de tout le continent se prenaient à envier cette Angleterre qui reprenait son destin en main et promettait une île singapourienne, ouverte aux échanges multiples avec l’Amérique et le Commonwealth, sans taxes et sans réglementations inutiles.

3 ans après : la Grande Bretagne fait elle encore envie à quiconque ? Entre impuissance politique, société fracturée et signaux économiques ambivalents : car si l’emploi se maintient et la croissance aussi bon an mal an, la livre sterling a perdu quelque 20% depuis le vote du Brexit il y a trois ans. L'une des conséquences les plus visibles d'une livre faible a été de mécaniquement faire grimper le coût des importations, qui ont contribué à faire monter l'inflation à plus de 2% en juillet. Dans la vie de tous les jours, les supermarchés se sont pour l'instant retenus de reporter sur leurs clients la hausse de leurs coûts d'approvisionnement, en raison de la guerre des prix dans le secteur. Les plus petites entreprises sont celles qui souffrent le plus de la chute de livre, tandis que pour les Britanniques, elle renchérit surtout l'addition des vacances à l'étranger. En parallèle : aucun des 27 états membres ne parlent plus de quitter l’Europe, pas même les représentants des partis nationalistes à quelques rares exceptions près.

Une nouvelle équipe dirigeante se met en place : le 1er novembre prochain, Christine Lagarde succédera à Mario Draghi à la tête de la Banque Centrale, Ursula Von der Leyen à Jean Claude Junker à la tête de la commission.

Une nouvelle ère….mais pour quoi faire ?  Brexit : à la fin : est ce que c’est l’Europe qui gagne ?

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