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Emmanuel Macron, 15 septembre 2018 / Vladimir Poutine, 19 septembre 2018

Réparer les inégalités: le macronisme apporte-t-il les bonnes réponses? / Quand Poutine cherche à se placer au centre du jeu géopolitique

58 min
À retrouver dans l'émission

L'Esprit Public ce dimanche, avec l'ancienne Ministre de la culture Aurélie Filippetti, les philosophes Monique Canto-Sperber et François Xavier-Bellamy, et le directeur général du think tank Terra Nova Thierry Pech.

Emmanuel Macron, 15 septembre 2018 / Vladimir Poutine, 19 septembre 2018
Emmanuel Macron, 15 septembre 2018 / Vladimir Poutine, 19 septembre 2018 Crédits : Anne-Christine Poujoulat / Alexey NIKOLSKY - AFP

Première partie : Réparer les inégalités : le macronisme apporte-t-il les bonnes réponses ?

Emmanuel Macron et des enfants dans les jardins de l'Elysée pour les journées du Patrimoine.
Emmanuel Macron et des enfants dans les jardins de l'Elysée pour les journées du Patrimoine. Crédits : Anne-Christine POUJOULAT - AFP

Drôle de semaine où le dialogue d’un président de la République avec un jeune horticulteur au chômage s’était superposé à l’annonce très attendue d’un grand plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté. 8 milliards d’euros. Incohérence du macronisme avaient dit certains, pour qui le vrai visage du Macron président des riches s’était révélé dans cette injonction très Marie Antoinette « à traverser la rue » pour aller chercher un job dans la restauration… D’autres voyaient au contraire une très grande cohérence dans ce traitement macronien des inégalités. A ce jeune qui se plaignait de ne pas avoir d’emploi il avait dit : changez de secteur, tournez vous vers ces 300 000 offres non pourvues dans l’hexagone. Allez-y voir, prenez-vous en main… Accepter l’idée que le modèle social français s’était abîmé parce qu’il n’avait pas été réformé faute de courage politique, se résigner à ce qu’un problème ne soit pas forcément résolu par des moyens budgétaires et humains supplémentaires.

On voyait par ailleurs se préciser cette semaine une autre caractéristique du traitement macronien des inégalités avec le Plan Pauvreté : concentrer les aides de l’Etat sur les plus fragiles, et le plus en amont possible – la petite enfance des quartiers défavorisés par exemple – qui se voyait proposer places en crèche supplémentaires, classes dédoublées en CP, et petits déjeuners gratuits à l’école. Certains y voyaient le passage vers un modèle beveridgien, propre aux pays anglo-saxons, où l’Etat ne s’occupait que des plus fragiles qui s’éloignait du modèle bismarkien où l’état s’engageait, vis-à-vis de TOUS les citoyens, à compenser les aléas de la vie. Et tant pis pour les horticulteurs qui se rêvaient au jardin plutôt qu’en cuisine.

Deuxième partie : Quand Poutine cherche à se placer au centre du jeu géopolitique

Vladimir Poutine le 19 septembre 2018
Vladimir Poutine le 19 septembre 2018 Crédits : Alexey NIKOLSKY / SPUTNIK / - AFP

Un tireur d’élite ! C’est dans ce rôle qu’on voyait cette semaine Vladimir Poutine filmé en train d’essayer un nouveau fusil Kalachnikov. « La cible était placée à la distance maximale, et pourtant, il a fait mouche une fois sur deux » ajoutait, baba d’admiration, le commentateur de la chaîne d’Etat russe Rossiya 24. La puissance d’un leader. Et la puissance d’un pays, la Russie, c’est ce qu’on avait vu aussi le 11 septembre dernier, avec l’opération Vostok 2018, dont les images avaient été diffusées massivement. Manœuvres militaires inédites par leur gigantisme. Un déploiement, un test digne d’un conflit de grande ampleur disait-on. Un exercice auquel participait aussi la Chine. Tandis que Vladimir Poutine recevait le même jour à Vladivostok Xi Jiping, les deux hommes affichant leur complicité sur des images chaleureuses de dégustation de blinis et de vodka.

Le Président Poutine au centre du jeu, tel était le message aussi à l’issue d’une rencontre en Russie à Sotchi entre le président et son homologue turc Recep Tayip Erdogan, les 2 dirigeants se mettant d’accord pour éviter un assaut dans la région syrienne d’ Idleb. Poutine au centre, ou tentant de convaincre qu’il l’était, qu’il n’était pas dépassé par la très complexe affaire de la semaine : un avion russe accidentellement abattu par son allié syrien qui visait en fait les forces israéliennes. Le maître du Kremlin avait tout fait pour éviter l’embrasement diplomatique. Bref,  en cette rentrée, Vladimir Poutine se montrait et se rêvait au centre…mais l’était-il vraiment ? 

Intervenants
  • Femme politique, romancière, ancienne ministre de la Culture dans les gouvernements Ayrault puis Valls
  • Philosophe, directrice de recherche au CNRS, ancienne directrice de l’ENS et ancienne présidente de l'université Paris sciences et lettres (PSL), auteure de plusieurs ouvrages de philosophie antique et philosophie morale contemporaine
  • professeur de philosophie, maire adjoint (sans étiquette) de Versailles, auteur de « Les Déshérités » et de « Demeures », tête de liste "Les Républicains" aux européennes 2019
  • Co-président de la Convention citoyenne, ex-directeur général du think tank Terra Nova
L'équipe
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