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Gauche : Des iraniens brûlent la photo de Donald Trump au lendemain de l'annonce du retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien, 9 mai 2018 / Droite :  Soldats de l'armée française

Trump et l’Iran: un tournant pour le monde ? / Le grand retour du service national obligatoire: à quelles fins ?

58 min
À retrouver dans l'émission

L'Esprit public ce dimanche avec François-Xavier Bellamy, philosophe et enseignant, Gaspard Gantzer, ancien conseiller en communication de François Hollande, Sylvie Kauffmann, éditorialiste au Monde et Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères.

Gauche : Des iraniens brûlent la photo de Donald Trump au lendemain de l'annonce du retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien, 9 mai 2018 / Droite :  Soldats de l'armée française
Gauche : Des iraniens brûlent la photo de Donald Trump au lendemain de l'annonce du retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien, 9 mai 2018 / Droite : Soldats de l'armée française Crédits : Gauche : ATTA KENARE / Droite : GUILLAUME SOUVANT - AFP

En introduction, nous reviendrons sur l'attaque au couteau qui a eu lieu hier soir à Paris ayant fait un mort et revendiquée par Daech. 

Trump et l'Iran; le retour du service national obligatoire... c'est le programme de l'Esprit public ce dimanche, avec François-Xavier Bellamy, philosophe et enseignant, Gaspard Gantzer, ancien conseiller en communication de François Hollande, Sylvie Kauffmann, éditorialiste au Monde et Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères.

A retrouver en vidéo ici

Première partie. Trump et l’Iran: un tournant pour le monde ?

Des Iraniens brûlant la photo de Donal Trump à Téhéran, au lendemain de l'annonce du retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucélaire iranien, 9 mai 2018
Des Iraniens brûlant la photo de Donal Trump à Téhéran, au lendemain de l'annonce du retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucélaire iranien, 9 mai 2018 Crédits : ATTA KENARE - AFP

D’abord l’annonce tant redoutée mardi 8 mai, tonitruante et bravache de Donald Trump : le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien et ses mots : « nous allons imposer le plus haut niveau de sanctions économiques ». Et puis cette nuit de tirs de mardi à mercredi  où l’état hébreu disait avoir frappé presque toutes les infrastructures de l’Iran en Syrie, en représailles  de tirs de roquettes iraniennes sur des positions de Tsahal, sur les hauteurs du Golan. Une semaine géopolitique complètement folle, qui avait vu aussi lundi soir la victoire aux législatives libanaises du Hezbollah, puissant mouvement chiite principal allié de l’Iran dans la région, au détriment du premier ministre sunnite Saad Hariri. Une semaine où l’on écoutait aussi Emmanuel Macron se lancer à Aix la Chapelle, aux côtés d’Angela Merkel dans un plaidoyer presque désespéré pour que les Européens restent unis, comme une urgence de voir enfin se constituer un bloc de puissance européenne face à l’Amérique de Trump et à la montée des périls au Moyen Orient.

Comment allait évoluer ce monde dont on connaissait maintenant les fondamentaux : un axe américano-israelo-saoudien.  Qui rentrait donc en confrontation assumée avec l’axe irano-russo-syrien, quel tournant se dessinait là, sous nos yeux, pour l’équilibre ou le déséquilibre du monde ?

Deuxième partie. Le grand retour du service national obligatoire: à quelles fins ?

Soldats de l'armée française.
Soldats de l'armée française. Crédits : Guillaume Souvant - AFP

« Un temps de vie citoyen pour recréer le creuset national ». Le service national universel obligatoire est une idée à laquelle le président Macron tient beaucoup. Il l’a dit pendant sa campagne, redit lors des vœux aux armées et il pourrait bien, après réception d’un rapport sur le sujet il y a quelques jours, faire des annonces précises sur le calendrier et les modalités de ce service militaire new look lors du 14 juillet. C’est après la classe de 3ème que les adolescents filles et garçons pourraient être envoyés pour 2 fois 15 jours dans des internats, pour un enseignement moral et civique, une initiation au secourisme, et des modules d’enseignement visant à une « prise de conscience des enjeux de la défense et de la sécurité nationale ». Alors bien sur ce projet présidentiel, plutôt populaire dans l’opinion, a de nombreux détracteurs : les militaires qui ne veulent pas se retrouver avec une charge supplémentaire, eux qui disent déjà manquer de moyens et de temps pour effectuer toutes leurs missions, critiques aussi de ceux qui s’interrogent sur le coût et les modalités – où loger, comment encadrer, comment contraindre à venir les futurs appelés ? Sans oublier tous ceux qui ironisent ou se méfient des discours qui consisteraient à vouloir « encaserner » la jeunesse pour mieux lui inculquer les valeurs de la république, avec l’idée que les jeunes ont besoin d’un tuteur pour marcher droit. 

Alors dans sa volonté affirmée de voir la jeunesse française reprendre du service, dans ce goût prononcé pour réveiller les mots civisme, patriotisme, citoyenneté, engagement, le jeune président qui n’avait pas eu à faire son service militaire était-il une nouvelle fois « disruptif » ou simplement... nostalgique ?

Intervenants
  • professeur de philosophie, maire adjoint (sans étiquette) de Versailles, auteur de « Les Déshérités » et de « Demeures », tête de liste "Les Républicains" aux européennes 2019
  • co-fondateur de l'agence de conseil en communication "2017", ancien conseiller en communication de François Hollande
  • éditorialiste au Monde
  • diplomate, ancien ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Jospin et ancien secrétaire général de la présidence de la République sous François Mitterrand
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