LE DIRECT
Autoportrait de dos, Vexin 2019.

Se tenir au bord du fleuve. Vertige du milieu de vie

58 min
À retrouver dans l'émission

Stéphane Lambert fait le récit de la crise de milieu de vie qu'il traverse ; il confie ses choix artistiques, son cheminement géographique et spirituel. Une Expérience ponctuée par ses découvertes, rencontres et désillusions, sur laquelle planent Claude Régy, des cartes de tarot, des paysages...

Autoportrait de dos, Vexin 2019.
Autoportrait de dos, Vexin 2019. Crédits : Stéphane Lambert

Une Expérience signée Stéphane Lambert, réalisée par Marie-Laure Ciboulet 

A 46 ans, l’écrivain Stéphane Lambert relate la crise de milieu de vie qu’il est en train de traverser. Pendant plusieurs mois, ce qu’il entreprenait auparavant avec ardeur, il ne l’a plus fait qu’au prix d’un très grand effort, allant jusqu’à remettre en question la voie qu’il avait tracée et son long investissement dans l’écriture.  

Cette torpeur s’est installée insidieusement au gré d’événements cruciaux qui marquent le "midi de la vie" : la mort du père que l’auteur avait perdu de vue pendant 21 ans ; l’usure du couple après 20 ans de complicité ; la disparition de personnalités déterminantes dans sa formation ; l’affaire Matzneff réveillant une douleur enfantine ; l’apparition des premières marques du vieillissement ; et l’amas de désillusions que l’on traîne avec soi au rythme de l’avancée en âge.  

Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est pas remplie, ils continuent d’aller vers le lieu où ils se dirigent. L'Ecclésiaste (Ancien Testament)

Cette fin tant redoutée de la jeunesse vient attester du passage irrémédiable du temps et conduit à envisager d’enfin accomplir ce que l’on avait, par peur, mis de côté. C’est ainsi que Stéphane Lambert a quitté Bruxelles pour s’installer dans une petite maison au bord d’un bras de Seine près de Giverny. Il raconte quel cheminement l’a conduit à opérer ce changement de cadre de vie. Ce saut dans le vide salutaire allait pourtant provoquer une intense dépression qui avait quelque chose à lui dire. 

Pour aller plus loin

Générique

Avec : Martin Provost, réalisateur ; Colette ; Lisbeth von Benedek, psychanalyste de formation jungienne, ayant enseigné la psychologie clinique et l’introduction à la psychanalyse à l'Université Paris XIII

Et les voix de : Micheline Presle (extraits de L’Adieu au paysage) et Claude Régy (archives personnelles)

Lecture : Olivier Martinaud (extraits du carnet Se tenir au bord du fleuve)

Musique : 

  • Triadic Memories de Morton Feldman
  • Dream de John Cage
  • Tout doucement de Bibie 

Prise de son : Thibaut Nascimben et Fabien Capel 

Mixage : Régis Nicolas 

Réalisation : Marie-Laure Ciboulet

Une création sonore de Stéphane Lambert

L'équipe
Production
Production déléguée
Réalisation
Avec la collaboration de

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......