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Rejoindre les maisons absentes• Crédits : Pierre Lucien

Souvenirs des maisons. Être habités par nos lieux + La seule terre exacte c’est la langue

58 min
À retrouver dans l'émission

L'Expérience diffuse à l'antenne pendant l'été ses podcasts originaux, lancés précédemment sur le web. Aujourd'hui, "Souvenirs des maisons. Être habités par nos lieux" de Jean-Marie Clairambault, "La seule terre exacte c’est la langues" de Rebecca Digne et Larry Gus, réalisés par Véronique Lamendour

Rejoindre les maisons absentes• Crédits : Pierre Lucien
Rejoindre les maisons absentes• Crédits : Pierre Lucien Crédits : Getty

Souvenirs des maisons. Être habités par nos lieux

Retourner se promener dans des maisons absentes, disparues ou vendues sur les traces de ce qui constituent les souvenirs. Jean-Marie Clairambault nous guide entre le hangar du grand-père, les chambres d'enfants et les objets éparpillés du grenier pour retrouver ces maisons inscrites à l'intérieur de soi.

Une Expérience signée Jean-Marie Clairambault, réalisée par Véronique Lamendour. Un podcast original proposé sur le web depuis depuis le 23/02/2021. 

Dans quels recoins de la mémoire se trouvent les maisons disparues, vendues, effondrées ? Celles dans lesquelles on ne peut plus entrer ? Avec leurs couloirs inutiles, leurs escaliers perdus, leurs chambres secrètes -et parfois leurs fantômes- ?
Avec les années, certaines maisons ferment définitivement leurs portes. Rasées ou vendues, elles sont désormais inaccessibles. Les murs bien connus vibrent peut-être au diapason de voix nouvelles. Nos morts qui les habitaient hier encore perdent soudain leur refuge. On disperse leurs affaires, on évente leurs cachettes.
Le jeu proposé ici consiste à retourner se promener dans des maisons absentes. Il demande d'avoir au minimum une maison inscrite à l'intérieur de soi. Il faut en avoir usé les carrelages, fait grincer les escaliers de très nombreuses fois. Peut-être même y avoir laissé échapper de la vaisselle et brisé des miroirs. En avoir fait glisser les tiroirs, ouvert et fouillé certaines armoires, et y avoir déniché des objets étranges. D'autres portes, les avoir observées avec envie sans oser en braver l'interdit, plongeant à jamais ce qu'elles contenaient dans l'incertitude. Il faut avoir fait tout cela suffisamment pour que, derrière le geste de traverser un couloir en pensée, soient tapies les retrouvailles. Le rire étouffé de l'enquête.

La maison de notre enfance... c'est un lieu qui n'a pas arrêté d'évoluer pendant trente ans. Jusqu'à ce que ce lieu soit terminé et que mon père perde l'entrain qu'il avait pour cette maison-là. Ce qu'il aimait, c'est que ce soit un chantier...

Générique :

Avec les voix de : Maëlle, David et Adrien

Prise de son : Yann Fressy

Mixage : Sébastien Royer

Réalisation : Véronique Lamendour

Une création sonore de Jean-Marie Clairambault

Remerciements :

Merci à Pascal et Pierre ainsi qu'à Pich et Naïs pour leur accueil.

Merci également à l'association Phonurgia Nova, ainsi qu'à Antoine Richard, Alexandre Plank et Baptiste Tanné. 

La seule terre exacte c’est la langue

Matière et langage• Crédits : Rebecca Digne
Matière et langage• Crédits : Rebecca Digne

Cette création sonore s'inscrit sur un territoire abstrait, celui de la langue maternelle. Rebecca Digne et Larry Gus explorent une approche sensible du monde, définie comme inconsciente, qui révèle la portée psychologique de la construction identitaire.

Une Expérience signée Rebecca Digne et Larry Gus, réalisée par Véronique Lamendour. Un podcast original proposé sur le web depuis le 30/03/2021. 

Avec le soutien du CNAP, Centre National des Arts Plastiques

La vie dans notre espèce humaine est un effet de langage. Le corps est parlé avant d’être parlant. La langue nous précède et nous constitue. La langue maternelle est une matière, une matière d’échange. Cette matière constitue les fondations de chacun, elle apparaît comme une zone, un territoire, un espace dont on doit se détacher pour entrer dans la société et qui en même temps nous constitue car c’est notre premier lien avec la vie sociale. 

Cette création sonore s'inscrit sur un territoire abstrait, celui de la langue maternelle, un langage relationnel qui au travers des stratégies de mimétisme et d’assimilation favorise un échange premier libre de toute forme de catégorisation sociale et géopolitique. Il s’agit d’une approche sensible du monde, définie comme inconsciente, qui révèle la portée psychologique de la construction identitaire. 

Est-ce qu'il va me saluer ? Est-ce qu'il va me saluer...Le langage est déjà une adresse à l'autre... Une modulation, un rythme c'est cela la langue maternelle. [...] Une pousse de dialogue remise à plus tard. Pour aller plus loinTravail artistique de Rebecca DigneCréation musicale de Larry GusPremiers mots, un podcast original de Glenn BesnardBibliographiePoésies extraites des recueils :

  • Contre l'épisode, Flammarion, 2011.
  • Un point fixe, Fissile éditions, 2014.
  • Sous votre nom, Esther Tellermann, Flammarion, 2015.
  • Eternité à coudre, Esther Tellermann, Unes, 2016.
  • Un versant l'autre, Esther Tellermann, Flammarion, 2019. 

Générique

Avec : Julien Lacroix et Esther Tellermann

Création musicale : Larry Gus

Prise de son : Alexandre Abergel

Mixage : Cédric Chatelus

Réalisation : Véronique Lamendour

Une création sonore de Rebecca Digne et Larry Gus

Remerciements

Merci à Marc Vaudey, Alix Boillot, Cyrille Noirjean

Avec le soutien du CNAP, Centre National des Arts Plastiques

L'équipe
Production
Avec la collaboration de

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