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Dans les bras de Neptune – Thalassothérapie à Hendaye

54 min
À retrouver dans l'émission

L’HEURE DU DOCUMENTAIRE : Et si on changeait de la terre à la mer ? Un documentaire d'Olivier Chaumelle et Guillaume Baldy, rediffusion de Sur les Docks du 4 mars 2010
Ça n’est pas vraiment naturel de se tremper dans l’eau de mer. C’est froid, c’est salé, les roches du fond blessent la plante des pieds, et ce milieu est habité par toute une faune plus ou moins hostile et vénéneuse. Rappelons aussi que l’homme est un des seuls mammifères à ne pas savoir nager d’instinct. On a longtemps regardé la mer avec méfiance et crainte, plutôt que d’imaginer pouvoir en tirer un bienfait, voire un plaisir.Les premiers bains de mer, en France, ont, semble-t-il, été organisés à Dieppe en 1822, à l’aide d’installations démontables à chaque fin de saison. La thalassothérapie au sens où on l’entend aujourd’hui, mêlant loisirs et soins corporels, aurait vu le jour à Roscoff il y a un siècle.Dans les premiers temps, on soigne par la balnéothérapie ou thalassothérapie de jeunes enfants atteints de troubles digestifs ou respiratoires. De nos jours, ces indications sont laissées de côté, et la clientèle des centres de thalassothérapie est surtout constituée de suractifs, inquiets de devenir stressés ou de jeunes retraités auxquels leurs chers collègues, bien intentionnés, ont offert une cure de remise en forme. C’est devenu un must du cadeau de départ en retraite : on envoie le sexagénaire se faire papouiller au bord de la mer.De fait, le curiste avoue généralement, à sa propre surprise, qu’à la fin du séjour, il est moins fatigué, il a moins mal partout qu’avant, il se sent mieux.On trouve souvent dans ce genre d’établissement, des habitués, des personnes – aisées – qui affirment apprécier le séjour au centre de thalassothérapie, les soins et leurs vertus. Ils s’y rendent de leur plein gré, et ce plusieurs fois par an pour les plus chevronnés. Ils dépensent sur place des sommes importantes : c’est assez cher, la thalassothérapie. Et la Sécurité Sociale n’en rembourse pas un centime (sauf la consultation avec le médecin et les soins de kinésithérapie), contrairement à la cure thermale traditionnelle.Aux premiers temps, les fondateurs, les pionniers étaient des médecins, hygiénistes, philanthropes. Aujourd’hui, les propriétaires d’établissements de thalassothérapie peuvent être d’anciens sportifs : le cycliste Louison Bobet, en son temps, et l’arrière de rugby Serge Blanco se sont en effet reconvertis dans cette activité. Ou bien de grands groupes hôteliers : une grande partie de la filière appartient aux groupes Accor ou Lucien Barrière, qui possèdent également le casino local, le plus souvent. La thalassothérapie ? Sélection sociale et intégration économique…Avec, au centre Serge Blanco Thalassothérapie :Elisabeth Curutchet , médecin ;Françoise Labadie , animatrice ;Louis-Michel Clus , directeur ;Dominique Ochin , chef de cuisine;Tino Da Silva , responsable technique;Sandrine Navarro , hydrothérapeute;Et les curistes Anne-Marie Simon , Martine et Jean-Paul Vigier , et Pascal Durand .Textes lus par Anne Cosmao .Production : Olivier Chaumelle Réalisation : Guillaume Baldy Prise de son : Julien Bourdais

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