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Anne Hidalgo, maire de Paris, lors d'une conférence de presse le 17 février 2016

Cette fois-ci la France est choisie, et c’est cela la mauvaise nouvelle

2 min

Ben oui, c’est Libération qui me l’apprend ce matin. Il y a des risques importants, pour ne pas dire une certitude, que Paris décroche les Jeux Olympiques.

Anne Hidalgo, maire de Paris, lors d'une conférence de presse le 17 février 2016
Anne Hidalgo, maire de Paris, lors d'une conférence de presse le 17 février 2016 Crédits : FRANCOIS GUILLOT - AFP

C’est qu’il ne reste plus qu’une autre ville en lice, Los Angeles, Budapest ayant retiré sa candidature, Budapest est parti il ne nous reste plus que le… choléra. es JO, Français, on est perdu, on a gagné. Seul espoir : que ça ne soit pas en 2024, mais en 2028… C’est que plus personne n’en veut des jeux, il y a Los Angeles et nous, autant dire que le reste du monde est devenu raisonnable.

Vous allez me dire que pour une fois la France se montre humaniste. Je m’explique. Sur les migrants nous avons été frileux, mais là pour les drogués, on y va. Il faut réinsérer les drogués, en leur permettant de participer à l’économie. Les drogués, je veux parler des sportifs. Donnons un avenir aux sportifs pour la modique somme de 7 milliards d’euros. Vous trouvez cela pas cher ? Vous avez raison, parce qu’à l’arrivée, bien entendu, ça coutera au minimum le double, voire plus si affinités. Jamais les JO n’ont tenu leurs promesses budgétaires, mais 15 ou 20 milliards, qu’est-ce que c’est à l’aune du bénéfice des groupes de BTP qui attendent que ce projet se réalise. Il faut le savoir, la première épreuve aux Jeux Olympiques, ce n’est jamais l’athlétisme ou l’aviron, c’est le lancer de parpaings. Quoi qu’il advienne, les bétonneurs sont les seuls à être certains de repartir avec des médailles en parpaings, parce que pour le reste…

Parisiens, Français, humains, nous avons besoin de ces jeux, non pas seulement pour 2024 mais pour l’éternité. Les barbares ont eu Palmyre, répondons leur, léguons aux archéologues du Vè millénaire des circuits de « curling » et autres aires de « tractor pulling » qui déclencheront leur perplexité avant de susciter leur admiration pour nos capacités de bâtisseurs de l’inutile.

En attendant, restons groupés pour accueillir les dieux du stade. Et pour ces dieux-là, interdit d’être laïc.

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