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Jacques Chirac dans la Citroën SM Présidentielle le 17 mai 1995 à Paris, à l'issue de la cérémonie de son investiture.

Emmanuel Macron est-il de droite ou de gauche ? On va bientôt pouvoir répondre à cette question

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Absolument, parce que le président élu va devoir se choisir une conduite, je parle d’une conduite intérieure, une voiture si vous préférez. Et le vrai clivage droite-gauche en France, il est comme vous le savez entre Peugeot-Citroën d’un côté, Renault de l’autre.

Jacques Chirac dans la Citroën SM Présidentielle le 17 mai 1995 à Paris, à l'issue de la cérémonie de son investiture.
Jacques Chirac dans la Citroën SM Présidentielle le 17 mai 1995 à Paris, à l'issue de la cérémonie de son investiture. Crédits : BERTRAND GUAY - AFP

C’est ce que nous rappelle Le Parisien du jour, dans un article récapitulant les grands choix automobiles de nos présidents. Le bipartisme hexagonal se traduit aisément sur 4 cylindres, de Gaulle était en DS Citroën, Pompidou a choisi la SM toujours Citroën, Chirac comme vous vous en souvenez a été élu en CX Citroën, Mitterrand a entamé son premier septennat en R30 Renault, a poursuivi le second en R25 et s’est fait offrir une Twingo Renault à sa sortie de l’Élysée. Fort logiquement, François Hollande a choisi un Renault Espace, pour bien montrer qu’il était de gauche.

Renault ou Citroën, voilà le véritable affrontement droite-gauche. Renault, c’est la gauche, des voitures nées à Billancourt, dans une entreprise nationalisée, symbole de la classe ouvrière. Peugeot-Citroën, au contraire, c’est la droite : des voitures de notables, de la DS à la 504. Depuis des lustres, les profs roulent en Renault, les médecins en Citroën.

Et Emmanuel Macron, dans quoi va-t-il rouler ? Cette fois-ci, impossible d’être Renault et en même temps Citroën, une carrosserie de Renault Clio, un moteur de DS 5, sur le plan automobile ça ne fonctionne pas. Macron va devoir choisir son mouvement, à l’heure où les mouvements se multiplient. En Marche ne suffira pas, il va falloir que ça roule. Macron est-il l’héritier d’Hollande, lequel mit à mal la gauche en finissant son quinquennat dans une DS5 Citroën.

Le PS est mort dit-on mais la DS… Eh bien comme le soulignait le grand philosophe Bernard Dar Nietzsche, « la DS est morte, et son Dieu ne se sent pas très bien ».

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