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Michel Lussault, à la conference sur les réformes des programmes scolaires, à Paris le 18 septembre 2015.

La guerre scolaire

2 min

En France, il n’y a qu’une seule de guerre et c’est la guerre scolaire…

Michel Lussault, à la conference sur les réformes des programmes scolaires, à Paris le 18 septembre 2015.
Michel Lussault, à la conference sur les réformes des programmes scolaires, à Paris le 18 septembre 2015. Crédits : THOMAS SAMSON - AFP

En France, il n’y a qu’une seule de guerre et c’est la guerre scolaire…

Voilà, pour différentes raisons, on ne se tuera plus pour l’Alsace et la Lorraine, enfin en tout cas pour le moment. Les vraies raisons de guerre, que dis-je, de guerre civile, sont à chercher dans la guerre scolaire, la querelle de l’école, puisque la France est le seul pays où l’on est capable de dresser des barricades pour, ou contre l’école privée, ou bien pour ou contre une méthode d’apprentissage de la lecture.

Hier donc, nouvel épisode de la guerre scolaire, Michel Lussault président du conseil supérieur des programmes a démissionné. Jusqu’ici vous vous dites « et alors » ? Vous avez tort, car si vous cherchez un vrai clivage vous l’avez : Michel Lussault c’est le ministre de l’éducation, la « gauche pédago » – la « gauche pédago » c’est mieux que la « gauche pédalo » – tandis que Jean-Michel Blanquer selon Michel Lussaut, c’est, je le cite, « une politique réactionnaire, pétries d’annonces idéologiques » - l’idéologie je le précise, ce sont les erreurs de l’autre. SI vous cherchez le vrai affrontement droite – gauche, il est là, Blanquer contre Lussault, les pédagogiques contre les idéologiques, d’ailleurs le figaro ne s’y est pas trompé, puisque Michel Lussault, est présenté dans le journal comme l’homme du prédicat. Il faut que j’explique ce qu’est l’homme du prédicat pour les journalistes brésiliennes qui nous écoutent, car la France est le seul pays au monde où l’on peut se battre pour une méthode de grammaire, d’apprentissage de la grammaire.

Lussaut étant accusé d’avoir introduit la notion de prédicat dans les programmes de maternelles. Le prédicat est donc, l'attribut d'une proposition, d'un jugement, lequel se joint au sujet par la copule, mais la copule n’est pas sale. Par exemple, dans la proposition « Blanquer est réactionnaire », Lussaut est un gauchiste, les prédicats sont respectivement réactionnaire et gauchiste. Le prédicat et les prédicateurs sont aujourd’hui en France la vraie raison de la lutte des classes.

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