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La politique de la France ne se fait pas à la corbeille…

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Oui, enfin ça c’était vrai avant, parce que l’une des spécificités supplémentaires de cette campagne présidentielle c’est de nous détailler les réactions de « les marchés » vis-à-vis de l’élection de tel ou tel candidat.

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. Crédits : FRANK RUMPENHORST / DPA - AFP

Comme si ça n’était pas suffisamment compliqué, entre les abstentionnistes, le vote caché, les agriculteurs et les classes moyennes, voici le vote de « les marchés ».

Alors les marchés figurez-vous, n’aiment pas Mélenchon, qui le leur rend bien, enfin j’imagine, et du coup Les Echos du jour évoquent un scénario noir en cas d’élection du leader de la France insoumise. Seraient à prévoir, dans la perspective de cette élection, je cite, de nouveaux remous sur le marché obligataire français. Mince alors, le marché obligataire n’est pas d’accord…

L’idée est simple : comme Mélenchon et les marchés ne s’aiment pas, il y a un risque de divorce entre la politique et la finance, et ce risque doit générer une rémunération, voilà pourquoi les taux augmentent. Alors bien sûr, pour certains électeurs amoureux des taux bas, cette nouvelle va être interprétée comme désincitative à voter Mélenchon. Imaginez, vous êtes trader sur le marché obligataire et vous vous apprêtiez, entre deux voyages à Londres, à voter Mélenchon, il se pourrait que vous renonciez. Pour le reste il se pourrait bien que cette peur de « les marchés » ne soit pas un frein mais au contraire une incitation à voter Mélenchon. On en connait qui ont été élus parce qu’ils promettaient de faire la guerre à la finance. Mais Mélenchon n’est pas le seul à faire remonter les taux, Le Pen aussi fait monter les taux.

D’où une probable compétition pour savoir de qui les marchés ont le plus peur, qui finalement peut promettre comme tous les cinq ans de mettre la corbeille à la poubelle.

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