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Marché de Noel à Paris

Le marché de Noël

2 min

Un marché de Noël c'est comme un feu d'artifice, on est sûr d'y trouver des enfants.

Marché de Noel à Paris
Marché de Noel à Paris Crédits : Martin Bertrand / Hans Lucas - AFP

Ici à Moscou, je pense à cette phrase d'Ivan Karamazov : « Si l'harmonie de l'univers suppose la souffrance et la mort d'un seul enfant innocent, je rends mon billet ». Oui, rendre son billet, ne pas assister au spectacle offert par ces monstres, voilà ce que Dostoïevski aurait suggéré face à ces drames. Puisqu'il y a eu Nice, puisqu'il y a eu le marché de Noël à Berlin, que peuvent encore imaginer les jihadistes ? Les jardins d'enfants ils en ont déjà visé un au Pakistan, mais il reste les garderies d'enfants, les crèches, les couveuses ? Je leur fais confiance pour en avoir encore sous le pied, mais j'ai le message suivant à leur adresser : "Messieurs les jihadistes, il serait bon qu'on vous laisse nous faire crever seuls. Sans publicité, sans communication, sans rien, en demandant aux réseaux sociaux de la boucler, pour une fois, comme le soir où les Belges avaient eu le bon goût d'échanger des chats sur Twitter.

Oui oui, nous médias, arrêtons de promouvoir nos actes ignobles, puisque lorsque nous repassons en boucle les images de crimes nous vous donnons la victoire. Restons en par exemple à la radio, puisqu'à la radio, il n'y a pas ce que vous préférez le plus au monde, il n'y a pas d'image. Finissons en avec le porno terrorisme, cessons d'interviewer les rescapés de ces drames, de faire le portrait des personnes que vous avez assassinées, de ressasser sans cesse les mêmes informations qui n'informent en rien sinon votre nullité cruelle. De dire vos noms, comme si vous étiez des héros, alors que vous ne méritez que l'anonymat et l'oubli. Il n'y a que la mort, que nos morts, qui vous rendent vivants. Alors pleurons-les, mais pleurons-les sans image, loin d'instagram, loin des caméras. Messieurs les jihadistes qui m'écoutez, je ne sais pas combien de temps mettra la défaite de votre pseudo Etat, mais je sais que ses jours sont comptés. Lorsque Daesh sera défait, alors, vous finirez bien par retourner chez vous, chez vous en enfer."

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