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Pour éviter que d'autres morceaux de vie que ceux du (re)confinement ne soient consumés, pourquoi ne pas en profiter pour arrêter de fumer ?

Absolument, rien ne me parait plus urgent, ni plus étrangement actuel que ma recette pour arrêter de fumer.

2 min

Il m’est arrivé naguère d’être au bout de ma vie, dans une conjonction singulière de superfail et autres revers de fortunes, lesquels me faisaient apparaitre mon confort de vie singulièrement dégradée, ce que d’aucuns désignent sous l’acronyme de VDM.

Pour éviter que d'autres morceaux de vie que ceux du (re)confinement ne soient consumés, pourquoi ne pas en profiter pour arrêter de fumer ?
Pour éviter que d'autres morceaux de vie que ceux du (re)confinement ne soient consumés, pourquoi ne pas en profiter pour arrêter de fumer ? Crédits : Maria Maglionico / EyeEm - Getty

Et c’est à ce moment-là que je me suis dit qu’il gagner de l’espérance de vie, qu’il fallait rattraper dans un futur plus ou moins lointain ce morceau de vie inutile, que dis je, profondément désagréable que j’étais en train de vivre. Rien n’était alors plus pertinent que d’en finir avec la cigarette laquelle me consumait, au moins la dessus tous les épidémiologistes étaient d’accord, et figurez-vous que cette routine mentale a fonctionné puisque j’ai cessé du jour au lendemain de fumer transformant ainsi une série de moments désagréables en une victoire personnelle – et profitable – sur la cigarette. A ce stade je crois que vous avez compris l’association d’idée qui me conduit ce matin, au lendemain d’un confinement que je ne peux même pas appeler second de peur qu’il y en ait un troisième, je pense que nous avons a peu près tous la sensation de vivre une VDM, d’etre au bout de notre vie. Cette sensation est largement partagée sauf pour ceux qui considèrent qu’une vie sans café, sans fête, sans contacts amicaux, sans contacts tout court, est une vie digne d’être vécue. Et ce qui m’a un peu glacé dans le discours d’Emmanuel Macron, je veux dire en dehors de l’annonce de la punition que vous savez, c’est une phrase en apparence anodine, « je sais la lassitude, cette impression « d’un jour sans fin » qui tous nous gagne ». Jour sans fin, pour la première fois dans l’histoire de la Ve république, un président fait référence à Un jour sans fin (Groundhog Day), un film d’Harold Ramis, sorti en 1993 ou Bill Murray interpréte un fort peu aimable présentateur météo chargé de couvrir le traditionnel jour de la marmotte à  Punxsutawney , petite ville de Pennsylvanie, et qui se retrouve coincé une boucle temporelle le condamnant à revivre la journée la plus ennuyeuse de son existence. Emmanuel Macron a cité Bill Murray. Alors je ne vous dirais pas comment termine ce film, si vous ne l’avez pas vu, pour ne pas le divulgacher, parce que vous allez avoir du temps pour le voir… mais ce que je peux vous dire c’est qu’il dure 101 minutes alors que la période que nous traversons, pour le moment, on n’en voit pas la fin.

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