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Le virus de la gastro-entérite.

L’après-fête ça n’est pas drôle…

2 min

Pas la peine de vous faire un dessin, ce n’est pas la période la plus drôle du calendrier, rien de très exaltant ne vous attend.

Le virus de la gastro-entérite.
Le virus de la gastro-entérite. Crédits : KATERYNA KON/SCIENCE PHOTO LIBRARY - Getty

Je ne vais pas vous faire non plus la liste de ce qui compose l’actualité aujourd’hui, troisième guerre mondiale, transports à l’arrêt, commémoration des attentats du 7 janvier, le bonheur quoi… Bref, tout cela est suffisamment difficile mais en plus le créateur a choisi de nous envoyer un fléau supplémentaire, la gastro. 

Alors, en tant qu’athée je cherche à comprendre : si le créateur est véritablement miséricordieux pourquoi profite-t-il du 6 janvier pour nous envoyer la gastro, laquelle frappe…. Ben vous allez compter les absents et les remplacés dans cette matinale, dans chaque foyer français ; là je vous livre mes statistiques personnelles : elle peut toucher jusqu’à 50 % d’une famille, ce qui est particulièrement douloureux dans une famille de 5. 

J’ai beau avoir lu Darwin, je ne comprends pas pourquoi l’évolution des espèces a laissé se perpétuer une maladie aussi malaisante, aussi humiliante… Il faut le dire, on peut faire de la radio avec à peu près tous les ennuis de la création, un mal de dos, une rage de dent, bon ça n’est pas très agréable, une migraine même, mais avec une gastro ça peut devenir acrobatique. 

Dès lors, il y a quelque chose d’effrayant dans cette carte de la gastro-entérite, ce pic épidémique, promesse de moments difficiles. Je peux vous dire qu’en ce moment même la gastro-entérite gagne du terrain en région Rhône-Alpes tandis qu’elle est déjà à un niveau particulièrement élevé en Centre-Val de Loire : 258 cas pour 100.000 habitants, c’est la plus forte épidémie depuis dix ans, à croire que les dieux en veulent vraiment beaucoup à la France, il ne manque plus que les chaussures trop petites et notre calvaire sera complet. 

Reste à penser en philosophe à la maladie, avec Canguilhem par exemple, Canguilhem qui ne peut rien contre la nausée, pas celle de Sartre, Canguilhem en revanche qui pensait les croyances relatives à la maladie : la maladie entre et sort du corps comme par la porte, précisait-il, en guise d’avertissement pour l’après gastro : la guérison n’est pas retour à l’innocence biologique. 

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