LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Manifestation à Beyrouth, Liban, contre le gouvernement le 20/10/2019.

Tant de pays où règne une protestation sociale…

2 min

Oui, cela ressemblerait presque au début des printemps arabes, sauf que ce n’est pas le printemps et que ces pays n’ont rien d’arabe…

Manifestation à Beyrouth, Liban, contre le gouvernement le 20/10/2019.
Manifestation à Beyrouth, Liban, contre le gouvernement le 20/10/2019. Crédits : Anwar AMRO - AFP

Si l’on voulait faire la liste des lieux où la contestation sociale est présente, on pourrait commencer par le nôtre, la France, là je n’insiste pas ; l’Espagne ou plus exactement la Catalogne, on en parle aux environs de 7H45 ; Hong Kong, là on l’a suffisamment répété ; Haïti au bord de la guerre civile, avec une opposition très vive entre le président et l’opposition ; le Chili, où l’état d’urgence a été déclaré après de nombreuses échauffourées dans différentes villes du pays, des banques, des bus, le siège de la compagnie nationale d’électricité qui ont été incendiés. 

Et puis enfin le Liban, avec des marches contre la corruption de la classe politique, un mouvement là aussi extrêmement suivi qui n’épargne aucune frange de la classe dirigeante, pas même le Hezbollah, ce mouvement d’origine iranienne à l’influence particulièrement forte au Liban. Et le Liban est d’ailleurs un cas assez édifiant, puisque parmi les causes du déclenchement de la colère, il y a cette drôle de mesure envisagée un moment par le gouvernement, celle de taxer la messagerie très utilisée sur téléphone portable, Whatsapp. Une vraie drôle d’idée, pas si drôle que cela d’ailleurs puisque Whatsapp est bien souvent utilisée comme un contrepouvoir, et la spécificité de ces mouvements de protestation, pour parler comme l’universitaire turque Zeynep Tüfekçi, c’est de faire se rencontrer Twitter et des « tear gas », autrement dit les réseaux sociaux et le gaz lacrymogène. 

Or justement, la semaine dernière dans The Economist, était citée une expérience où l’on demandait à des étudiants, notamment néerlandais, quel dédommagement il faudrait leur verser si on les privait de réseaux sociaux. Pour Facebook ils réclamaient 42 dollars, mais pour Whatsapp beaucoup beaucoup plus : 536 dollars, les étudiants néerlandais demandaient 536 dollars en moyenne pour accepter une coupure de cette messagerie. Eh bien au Liban, la démonstration est faite, l’accès à Whatsapp n’a pas de prix.

L'équipe
Production
Réalisation
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......