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Opération de désinfection dans une crèche à Cannes le 6 mai 2020

Où en sommes-nous dans le journal de l’angoisse ?

2 min

Qu’est ce qui pourrait nous effrayer aujourd’hui ? Puisque c’est la rentrée, on pourrait évoquer une maladie grave qui toucherait les enfants, seulement les enfants…

Opération de désinfection dans une crèche à Cannes le 6 mai 2020
Opération de désinfection dans une crèche à Cannes le 6 mai 2020 Crédits : VALERY HACHE - AFP

Souvenez-vous c’était la grande angoisse lors de la dernière rentrée, pardon reprise, après le déconfinement, le retour à l’école, des enfants testés positifs au Covid-19 souffraient d’une maladie à la fois grave et mystérieuse, la maladie de Kawasaki – angoisse, stress, terreur – que celui qui n’a pas rencontré des parents en toupie sur ce thème, ou qui n’a pas été lui-même fou d’angoisse, me jette le premier masque. L’idée d’envoyer son rejeton à l’école pour qu’il ramène une maladie cardiaque était de nature à en faire réfléchir plus d’un. Et aujourd’hui au fait, ou en sommes-nous ? les enfants n’ont-ils plus de cœur ? Eh bien vous savez, ce qui est bien c’est qu’une information bidon, comme le disait le regretté Pierre Lazareff, ça fait deux informations : l’annonce et son démenti. Pour l’angoisse, c’est un peu différent – parce que lorsque l’inquiétude est arrivé à bon port, le port de l’angoisse, il n’y a pas de démenti. Or après avoir vu des unes entières consacrées à la maladie de Kawasaki on découvre hier un discret article dans le JDD ou il est question du faux Kawasaki, ce qui est le premier scoop – l’effrayante Kawasaki qui venait ravir les nouveaux nés d’Egypte, et d’ailleurs les suivants, était un faux. Et le papier de poursuivre en expliquant que tout va bien qu’on n’a pas revu de nouveaux cas ou presque – deux cet été – et que de toute façon les enfants guérissent très bien. D’ailleurs, la maladie de Kawasaki appartient au passé, maintenant on sait que c’est une fausse, et du coup on lui a donné un nouveau nom, on l’appelle PINS, on est donc passé de Kawasaki à PINS, et pourquoi pas hochet ou tétine, parce que PINS est un acronyme mais enfin la peur a changé de camp ou plutôt elle a foutu le camp. Alors je ne vous propose pas de fêter l’arrivée du PINS mais enfin on pourrait imaginer au sujet de ce Covid, non pas un journal des bonnes nouvelles, mais un journal des anciennes nouvelles atroces. Je suis sûr que l’on aurait de quoi remplir la une chaque jour. 

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