LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Twitter a bloqué le compte Twitter du président des Etats-Unis vendredi dernier, bientôt suivi par Facebook, Instagram et Twitch.

Le test de Trump

2 min

Il existe donc désormais un test de Trump. Oui, ce test de Trump consiste en une question simple : Twitter et autres Facebook ont-ils eu raison de bannir Donald Trump de leurs réseaux sociaux ?

Twitter a bloqué le compte Twitter du président des Etats-Unis vendredi dernier, bientôt suivi par Facebook, Instagram et Twitch.
Twitter a bloqué le compte Twitter du président des Etats-Unis vendredi dernier, bientôt suivi par Facebook, Instagram et Twitch. Crédits : STEFANI REYNOLDS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA - AFP

A cette question, toutes les femmes et les hommes politiques, ont répondu que le fait d’empêcher Donald Trump de s’exprimer par tweet ou par post était une atteinte insupportable à la liberté d’expression. 

Je ne dis pas que c’est mal, que les politiques ont raison ou tort de considérer qu’il s’agisse d’une atteinte insupportable à la liberté d’expression. Pour tout vous dire, moi-même je n’en sais rien, j’ai déjà changé quinze fois d’avis. Mais ce que je sais, c'est que j’ai rarement entendu François Ruffin et Bruno Le Maire exprimer la même opinion. Mieux encore, j’ai rarement entendu Ruffin et Le Maire approuvés par Angela Merkel, qui, elle aussi attaque la décision de Twitter. La dirigeante allemande qui s’exprime avec parcimonie juge - je cite - problématique cette entorse à la liberté d’expression. Encore une fois, on peut être en accord ou pas avec ce point de vue, ce qui est étonnant c’est que des personnes généralement en désaccord sur presque tout, soient unanimes sur ce point. 

Plus encore, des politiques désireux de réguler les GAFAM, d’encadrer l’expression sur les réseaux sociaux, en somme des politiques, eh bien ces mêmes personnes sont pour une fois d’accord. 

Mais par quel mystère ? 

La tolérance une valeur unanimement louée

Première hypothèse, ceux-ci songent que c’est de bonne politique de défendre la liberté d’expression, y compris et surtout s’ils sont anti-trumpistes. Cela les fait passer pour des êtres tolérants, la tolérance une valeur unanimement louée. 

Seconde hypothèse, c’est ce que l’on appelle un effet de position. De par leur exercice professionnel, ils se font une représentation spécifique de la liberté d’expression du politique. Et c’est cela qui les conduit à défendre celle de Trump, puisque Trump, quoi qu’il pense et dise, est désormais l’un des leurs. C’est à ce genre de réaction que l’on peut mesurer le fait qu’il existe une « classe politique » autrement dit des gens qui réagissent conjointement, les mêmes causes produisant les mêmes effets. Les politiques ont donc un instinct de classe, qui les fait réagir de la même manière, comme les milliardaires sont presque tous contre l’ISF, ou les cyclistes contre les graviers. 

Ce qui veut dire que pour les politiques aussi, la classe l’emporte sur les partis. 

L'équipe
Production
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......