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Une manifestation à Isfahan en Iran contre la montée des prix du carburant (16 novembre 2019)

La mondialisation de la contestation

2 min

Comme le souligne Le Figaro en une aujourd'hui, la hausse des prix du carburant en Iran est à l’origine d’un nouveau mouvement de contestation qui se diffuse en République islamique avec des manifestations un peu partout à Téhéran, à Chiraz ou à Kermanshah.

Une manifestation à Isfahan en Iran contre la montée des prix du carburant (16 novembre 2019)
Une manifestation à Isfahan en Iran contre la montée des prix du carburant (16 novembre 2019) Crédits : AFP

Mais je pourrais tout aussi bien vous parler de la contestation en Irak, là c’est à la une de Libération. "Irak, un printemps en novembre" titre Libération, malgré la répression du pouvoir en place des milliers de personnes occupent le centre de Bagdad. Ou bien encore Hong Kong, ça c’est la une du Financial Times avec une jeune étudiante violemment arrêtée par la police – une scène qui fait écho avec cet autre titre dans Libération, une bavure sur vidéo, un gilet jaune a reçu semble-t-il une grenade dans l’œil, samedi dernier à Paris, et tout cela a été filmé. 

La situation à Paris n’est évidemment pas identique à celle de Hong-Kong, mais dans un cas comme dans l’autre il est question des violences policières… Jamais on n’avait connu une telle mondialisation de la protestation, dans des formes finalement voisines, alors même que la société irakienne n’a rien de comparable avec la société bolivienne ou française, jamais la protestation ne s’est mondialisée ainsi avec une répression semblable même si encore une fois la police irakienne n’est pas la police française. 

Or une femme une chercheuse turque a prédit ce phénomène, elle s’appelle Zeynep Tufekci et elle a publié en 2016 un livre au titre prémonitoire Twitter and Tear gas, un livre ou elle écrivait notamment - « La technologie n’est ni bonne ni mauvaise ; et n’est pas neutre non plus » - car la technologie sert triplement ces mobilisations comme elle l’écrit – la technologie rassemble de manière complètement inédite ce qui est épars - Il suffit à une frange de la population d’être connectée numériquement pour affecter l’environnement dans son ensemble – c’est ainsi que ces mouvements peuvent mobiliser sans organisation préalable et bousculer les régimes les plus autoritaires… Et de surcroit comme l’écrit Tufekci les réseaux sociaux sont un moyen et une fin, car le but de ces mobilisations est de générer de l’attention… Autrement dit, désormais, à moins de couper l’internet, plus aucun gouvernement démocratique ou autoritaire ne peut se considérer comme solide…

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