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Jacques Chirac à sa sortie de l'hôpital militaire du Val-de-Grace où il a été soigné pour un AVC en septembre 2005.

Qu’est-ce que l’on nous cache ?

2 min

Oui, qu’est-ce que l’on refuse de nous dire, le « on » désignant un ensemble vague, les pouvoirs publics.

Jacques Chirac à sa sortie de l'hôpital militaire du Val-de-Grace où il a été soigné pour un AVC en septembre 2005.
Jacques Chirac à sa sortie de l'hôpital militaire du Val-de-Grace où il a été soigné pour un AVC en septembre 2005. Crédits : PATRICK KOVARIK - AFP

Mais là je ne veux pas parler de la situation à Rouen, mais d’un autre cas de figure qui s’est pourtant vu ces derniers jours comme le nez au milieu de la figure et que pourtant personne n’a évoqué. Je veux parler de l’état de santé du Président Chirac lorsqu’il était encore à l’Elysée. En septembre 2005 souvenez-vous, Jacques Chirac a fait un AVC, un « petit » AVC a précisé l’Elysée à l’époque. Soit. Mais avec quelles séquelles, avec quelles conséquences pour sa capacité à gouverner ? A l’heure où je vous parle, personne, en dehors du premier cercle des chiraquiens, n’est capable de le dire. J’ai posé la question plusieurs fois sans obtenir de réponse véritable.

Alors, bien sûr, ce type d’accident de santé peut laisser des traces légères ou sévères, mais en lisant entre les lignes ces informations qui nous arrivaient de l’Elysée, il était possible de comprendre que cet incident cérébral n’avait pas été absolument négligeable sur la manière de gouverner de Jacques Chirac. Relisez la presse de l’époque, de L’Express au Monde, on parle d’un président qui a besoin de repos, d’un agenda allégé, d’absences devant certains interlocuteurs. 

Deux mois après, deux émeutes éclatent, les émeutes dans les quartiers dit sensibles qui débutent après la mort de deux jeunes, Zyed Benna et Boua Traoré, le 27 octobre 2005. Et puis une autre émeute, une émeute dans les quartiers dits du pouvoir, entre deux moins jeunes, Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, qui s’affrontent de manière pratiquement ouverte, comme s’ils profitaient d’une vacance du pouvoir. Et cependant, il faut attendre le 14 novembre pour que Jacques Chirac apparaisse, prononce un discours écrit, et remette des lunettes — le fait avait été évoqué à l’époque — témoignait-il de troubles de la vision liés à son AVC ? Impossible de le dire… 

Et aujourd’hui, alors que tout semble dit sur Jacques Chirac, des heures de direct, nul n’est capable de dire s’il était encore en état de gouverner au cours des 18 derniers mois de son second mandat.

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