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Je me suis trompé sur le bitcoin…

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Je me suis trompé sur le bitcoin : je n’ai pas pris la mesure du phénomène des cryptomonnaies, parmi lesquelles on compte aujourd’hui non seulement le bitcoin mais aussi d’autres cryptomonnaies, qu’on les appelle alcoin, monnaies alternatives, ou shitcoin. Ai-je besoin de traduire ?

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Bit coin Crédits : Yuuji - Getty

En bon boomer, j’ai ramené cela à un phénomène purement spéculatif, une manière amusante de gagner de l’argent. Comme l’explique le Wall Street Journal, la valorisation des cryptomonnaies est passée de 2000 milliards à 260 milliards il y a un an. Une cryptomonnaie comme le dogecoin - une  cryptomonnaie née à l’origine comme une blague -, eh bien cette cryptodevise pèse désormais 67 milliards de dollars soit environ 75 % de la valeur des entreprises cotées au SP 500…. 

Mais les cryptomonnaies ne sont pas que cela et en les réduisant à une banale bulle, j’ai piétiné le commandement du Rabbi Nahman de Bratslav, « il est interdit de devenir vieux ». Ce qui est certain, c’est que les cryptomonnaies ne sont pas des devises, elles ne sont pas émises par leur Etat, elles sont régies par un procédé informatique décentralisé, la blockchain, et non par des banques centrales. Enfin, elles sont ultra-volatiles. Certaines peuvent prendre ou perdre une part importante de leur valeur en une seule journée. Pour autant, ce ne sont pas des biens, des actifs comme les autres, puisqu’elles n’ont par définition pas d’autres existences que virtuelles, à la différence, par exemple, de l’or utilisé comme étalon. 

En ce sens, elles représentent une nouveauté radicale, une vraie révolution, parmi les objets que l’économie peut étudier. Mais surtout, elles représentent une vraie position politique contre les FIAT. Le monde se sépare en deux : les partisans des crypto et les tenants de FIAT, et c’est ce que je n’avais pas compris. Les FIAT, rien à voir avec le concurrent de Ford, ce sont les monnaies fiduciaires classiques, émises par des banques centrales, garanties par des états. Pour les militants du mouvement crypto, ces monnaies sont bidons, ce sont elles les vraies escroqueries du moment, le monde virtuel au sens péjoratif du terme. 

La vraie guerre économique, c’est peut-être elle, crypto contre FIAT Le gouvernement chinois ne s’y est pas trompé, lui qui a interdit les crypto, il a peut-être, avant les autres, décrypté ce que signifient les cryptomonnaies. 

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