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Taha Bouhafs, invité de Mediapart

Une nouvelle profession qui fait débat

2 min

Et cette nouvelle profession est celle de journaliste-militant, à vous de voir si le trait d’union est de trop ou non…

Taha Bouhafs, invité de Mediapart
Taha Bouhafs, invité de Mediapart Crédits : Capture d'écran Youtube

Une profession devenue extrêmement médiatisée depuis que Taha Bouhafs, ledit journaliste ou militant ou journaliste-militant a tweeté sur la présence du couple présidentiel à une représentation théâtrale samedi dernier. La suite, vous la connaissez, intervention des forces de l’ordre, départ précipité ou pas de Brigitte et Emmanuel Macron, sujets polémiques avec en plus celui-ci : quelle est la profession de Taha Bouhafs, sachant qu’il travaille pour un site d’information ? Oui, mais il est aussi très engagé disent ses détracteurs… Et alors ? D’autres journalistes, de Christophe Barbier à Éric Zemmour, le sont tout autant, bref voilà une nouvelle discussion autour de la fable de La Fontaine, « Je suis oiseau voyez mes ailes, je suis souris vivent les rats ! » 

Oui mais voilà, débat dans le débat : après la qualification de journaliste-militant accordée à Taha Bouhafs, voilà qu’un autre journaliste — que l’on pourra qualifier lui aussi de militant, même s’ils ne militent pas dans la même crèmerie — voilà donc un autre journaliste interdit de conférence, il s’agit de Geoffroy Lejeune, directeur de la rédaction du très droitier Valeurs Actuelles. Il était attendu à une conférence à Sciences Po Lille, une conférence que le directeur de Sciences Po Lille, Pierre Mathiot, a jugé bon d’autoriser à condition que Geoffroy Lejeune n’y participe pas. Raison invoquée : une condamnation infligée à Valeurs Actuelles pour un dossier sur les Roms. D’où le nouveau débat.

Maintenant que la notion de journaliste-militant est entrée dans les mœurs — notion malgré tout assez vague — se pose une nouvelle question : que faut-il faire de ces journalistes militant ? Autoriser leur discours ou les cantonner à certains espaces ? Le désir d’interdire un discours a toujours ceci de mystérieux qu’il est incroyablement contre-productif. Il sous-entend que le discours que l’on veut interdire est tellement séduisant qu’il ne manquerait pas de convaincre l’auditoire… Alors, me revient une phrase d’Orwell qui dit à peu près ceci, « si le mot liberté signifie encore quelque chose, alors il désigne le droit de dire aux gens des choses qu’ils n’ont absolument pas envie d’entendre ».

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