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Photo prise le 15 juillet 2012.

Les fachos ne savent plus comment s’habiller…

2 min

Cela va devenir de plus en plus difficile d’être un fasciste, ou un suprématiste, sur le plan vestimentaire. La marque Fred Perry a décidé de ne plus vendre l’un de ses modèles qui était devenu le vêtement préféré des nazillons américains, le polo « Black Yellow Yellow ».

Photo prise le 15 juillet 2012.
Photo prise le 15 juillet 2012. Crédits : PYMCA / Contributeur - Getty

Cela va devenir de plus en plus difficile d’être un fasciste, ou un suprématiste, sur le plan vestimentaire. Je l’ai appris aujourd’hui (2 octobre 2020) dans "Libération" : la marque de polo Fred Perry a pris, il y a quelques jours, une décision inédite. Cette marque a décidé de ne plus vendre l’un de ses modèles qui était devenu le vêtement préféré des nazillons américains, le polo « Black Yellow Yellow ». 

Derrière cette information, se cache deux informations. La politique du vestiaire, c’est quelque chose de connu. Le « crop top », ce débardeur qui dévoile le nombril féminin est en passe de devenir un vêtement politique. Cela fait des années, par ailleurs, qu’un pull couleur pastel porté sur les épaules vous classait plutôt à droite, tendance Bruno Lemaire ; tandis que des dread locks vous classaient carrément à gauche, tendance Zadiste. La créature fascistoïde a connu différentes époques vestimentaires depuis les chemises brunes. Il y a quelques années, elle se singularisait par des boots Doc Martens et des blousons bombers, et bien entendu le cheveu ras. Un style vestimentaire qui est devenu franchement étonnant lorsqu’une icône gay, Jimmy Sommerville - chanteur des Bronski Beat et des communards, interprète de "Smalltown Boy", chanson consacrée aux persécutions dont a été victime un jeune gay, dans une petite ville - s’est lui aussi mis à porter un bomber et des Doc Martens. 

Les origines de la mode sont toujours difficiles à situer, mais depuis les années 1990, le vestiaire fasciste à quelque peu évolué, avec notamment une époque discrète, où il était principalement question de ne pas se faire remarquer. Je mets de côté bien entendu les fascistes en costume, lesquels mériteraient bien entendu un traitement particulier. La réapparition du Fred Perry parmi les suprématistes blanc aux USA est une vraie surprise. Elle signe la persistance d’une mode facho, oxymore en soi puisque la mode n’est généralement pas un uniforme mais au contraire une manière de se singulariser. Maintenant que les Fred Perry Black Yellow Yellow n’existent plus, comment les fascistes pourront ils s’habiller ? Nous aurons probablement la réponse bientôt, par exemple après le mois du blanc en janvier, on pourrait imaginer un mois du brun.

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