LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Un chat roux bien nourri

Une histoire de chat gras et de miles

2 min

Eh bien oui, on peut trouver dans les actualités une histoire simplement allégorique, mais doublement allégorique, c’est rare…

Un chat roux bien nourri
Un chat roux bien nourri Crédits : Maria Pereira - Getty

Ici il s’agit d’une histoire de « fat cats » et de miles, autrement dit de chat gras et de ces points, les miles, que les compagnies aériennes accordent à leurs meilleurs clients. Le chat gras en question est un vrai chat réellement gras, mais les chats gras désignent aussi les patrons, et plus précisément cette part du patronat qui touche salaire en million, parachutes dorés et autres avantages incroyables.

Mais là le chat gras se prénomme Victor, il est, comment dire ? Bien nourri, puisqu’il pèse 10 kilos, et son maître Mickhail Galin, explique le New York Times, est bien embêté puisque lorsque l’on est un chat de 10 kilos on ne peut pas voyager dans la cabine d’un avion, on doit s’envoler en soute et Victor le chat déteste les soutes… 

Du coup, Mikhail, propriétaire du chat s’est livré à de nombreuses manipulations pour réussir à embarquer son chat : il a présenté au comptoir de la compagnie aérienne un autre chat, un chat svelte, lequel a obtenu son ticket, un ticket de business, puisque Victor est un fat cat de first class. Puis, ce chat mince a été remplacé par l’autre chat, le chat gras, et c’est celui-là qui a embarqué dans l’avion. La compagnie aérienne, Aeroflot s’est rendu compte du subterfuge, ne me demandez pas comment, je n’ai jamais vu un stewart ou hôtesse peser les chats dans les avions, et a décidé de punir ce passager en supprimant tous ses miles, et il en avait beaucoup, puisque c’était un gros client d’aéroflot.

Et cette histoire est finalement une assez bonne manière de s’en prendre à la société du miles, cette société qui donne plus à ceux qui ont déjà tout. Car finalement on n’a jamais rien vu de plus inégalitaire que le système des miles – récompenser ceux qui voyagent déjà beaucoup, parce qu’ils ont les moyens de le faire. C’est un peu comme si l’on réservait les produits gratuits aux milliardaires, les allocations aux plus riches, les places assises aux personnes en bonne santé. La société du miles est le royaume des chats gras, reste à savoir si les chats qui trichent deviendront des chats boutés hors de l’avion, des chats pour lesquels il n’y aura plus de chat lu. 

L'équipe
Production
Réalisation
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......