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Logo de Paris Match.

Manuel Valls et Valérie Trierweiler se remarient

2 min

Absolument, mais pas ensemble, et c’est en une de Paris Match….

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Ça n’est pas évident d’écrire Paris Match, je ne sais pas si vous avez déjà essayé. L’essentiel est dans le non-dit, cela ressemble à une suite de jugements de faits mais, en réalité, ce sont des jugements de valeur… 

C’est ainsi que Match présente le mariage de Manuel Valls avec Susana, je cite, « héritière des laboratoires pharmaceutiques Almirall », mariage à Minorque où Susana, je cite toujours Paris Match, possède une « finca », magnifique propriété de 10 hectares. Un mariage plus gai que Matignon explique le magazine, avec un prix Nobel et même des socialistes, enfin des ex-socialistes précise Match, la plume trempée dans l’acide. Valls a souhaité que cet évènement soit privé, poursuit Match, blagueur, et effectivement le magazine ne lui consacre que six pages — l’évènement eut été public, cela aurait donné lieu à un numéro spécial. 

Autre remariage qui préoccupe Paris Match, celui de son employée, Valérie Trierweiler, « la journaliste présente son compagnon », car ajoute Match, Valérie a retrouvé le bonheur d’aimer, et le magazine de poursuivre sur un étonnant exercice de réflexivité, puisque l’article de Paris Match évoque combien Valérie Trierweiler a fait de couvertures de Paris Match, comment, je cite Match, « connaissant son intimité avec François Hollande, on l’avait priée de ne plus participer aux conférences de rédaction ». 

Manuel Valls, Valérie Trierweiler, deux personnages que Match a suivis dans leurs amours et présente dans leurs nouveaux amours, vérifiant en cela les conclusions du philosophe Stanley Cavell : les comédies majuscules aujourd’hui sont les comédies du remariage. Ce qui fait rêver expliquait-il en substance, ce n’est pas le mariage, chacun sait qu’il n’est pas heureux, c’est le remariage, lui au moins porte une promesse de bonheur. Il y la vie conjugale, expliquait Cavell, laborieuse, pleine d’obligation — Valérie attendant François, François ne venant pas, qu’est-ce qu’il pouvait bien faire, ou encore François pourquoi ne venait il pas se coucher ? — et puis il y a ce nouvel amour, où la liberté règne, il n’y a plus que de la légèreté, la seule contrainte est celle du bonheur, en attendant peut-être le « re-remariage ». Mais ça, bien sûr, pourquoi en parler, puisque de toute façon Paris Match est encore le dernier lieu où l’on croit en l’amour. 

L’amour est à Paris Match ce que la révolution est à l’humanité : la, c’est sûr, ça va marcher. 

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