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Siège du journal américain, Le New York Times à Manhattan en août 2020

Il est temps de dire qui sont les journalistes islamo-gauchistes...

2 min

C’est aujourd’hui le qualificatif le plus usité sur les réseaux sociaux où l’on traque les journalistes jugés trop accommodant avec les islamistes.

Siège du journal américain, Le New York Times à Manhattan en août 2020
Siège du journal américain, Le New York Times à Manhattan en août 2020 Crédits : SOPA Images - Getty

Eh bien j’en ai trouvé un, et pas des moindres, le New York Times. Autant l’avouer, je ne suis pas le seul, pas le seul à être étonné des choix éditoriaux de ce journal, puisque depuis l’assassinat de Samuel Paty par un terroriste islamiste, ce journal s’illustre par sa couverture pour le moins euphémisée du drame. C’est ainsi que pour évoquer le meurtre du professeur, le New York Times s’ornait du titre suivant « La police française tire et abat un homme qui en avait attaqué un autre au couteau ». Rien sur la décapitation, aucune mention des motivations religieuses de cet attentat, d’ailleurs comment comprendre qu’il s’agissait d’un attentat, une bagarre à la sortie d’une discothèque suivie d’une bavure policière aurait pu être racontée de la sorte… De nombreuses protestations plus tard, le New York Times décide de changer de titre… Mais c’est toujours une version édulcorée du drame, puisque le journal évoque, je cite, « Un homme tué par la police après une décapitation intervenue en banlieue parisienne ». D’ailleurs le New York Times n’est pas le seul en cause, d’autres médias anglo-saxons, de Sky News au Guardian britannique ont perdu leurs lecteurs dans des périphrases, pour ne pas appeler un chat un chat, et un attentat islamiste un attentat islamiste. Même sensation étrange à la lecture du New York Times hier, où l’attentat est décrit avec moultes guillemets et expressions alambiquées, « à leurs yeux », « à en croire le gouvernement », comme si finalement le fait central, l’assassinat d’un professeur était une sorte de construction culturelle française à mettre à distance. Tout se passe comme si les victimes n’étaient pas celles que l’on croit, comme s’il n’y avait pas de djihadisme là-dedans, comme l’ont d’ailleurs énoncé dans Le Monde les chercheurs Hugo Micheron et Bernard Haykel, avec cette phrase au passage – « l’abandon de la défense de la liberté d’expression par la gauche américaine a permis au candidat Trump de s’en faire le chantre ». Et pourtant la société américaine ne peut pas être considérée comme pardonnante par rapport à l’égard du terrorisme en général, du djihadisme en particulier. Comme quoi, une vérité de ce côté-ci de l’Atlantique peut-être une erreur au-delà.

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