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Emmanuel Macron à l'Hôtel des Invalides, Paris, le 26 novembre 2020

Vous connaissez le projet secret d’Emmanuel Macron ?

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Le quinquennat d’Emmanuel Macron n’est pas terminé, il a encore de nombreux projets pour la France, il travaillera jusqu’à la dernière seconde de la dernière minute. Vous connaissez la formule, tous ses prédécesseurs ou presque l’ont répétée.

Emmanuel Macron à l'Hôtel des Invalides, Paris, le 26 novembre 2020
Emmanuel Macron à l'Hôtel des Invalides, Paris, le 26 novembre 2020 Crédits : Ludovic MARIN - AFP

Des projets, il en a et pas parmi les moins décoiffants. L’abandon des chaudières à gaz et l’interdiction des remonte-pentes à Noël ne constituent que des avant-goûts de l’inventivité présidentielle. 

Or, ses idées, Emmanuel Macron les teste, et il les teste notamment (paraît-il) sur l’avocat François Sureau, que vous connaissez bien pour l’avoir entendu ici-même. C’est ainsi qu’Emmanuel Macron a, un jour, envoyé un SMS au dit François Sureau, évoquant le projet suivant : « je vais faire un seul ministère en fusionnant l’Intérieur et la Culture ». Un seul ministère réunissant l’Intérieur et la Culture, cela aurait effectivement de la gueule, l’alliance de Malraux et de Peyrefitte, Pandraud et Lang, ou bien aujourd’hui Darmanin et Bachelot. 

Réunir la Culture et l’Intérieur au sein d’un même ministère aurait de nombreux avantages : les musées seraient mieux gardés, la littérature policière encouragée et les violences policières, ben... les violences policières, je ne vois pas très bien ce que ça changerait. 

Alors maintenant que vous êtes réveillés je peux vous le dire, ce projet de fusion du ministère de l’Intérieur et de la Culture n’a pas reçu l’assentiment de François Sureau qui a expliqué au camarade président qu’une telle opération était en substance impossible et folle. A quoi Emmanuel Macron aurait répondu « je savais que tu me considérais comme un esprit dérangé ». 

Cette anecdote, apocryphe ou pas, mais en tout cas assez édifiante, est racontée par Corinne Lhaïk dans son dernier livre, Président cambrioleur aux éditions Fayard. Elle rejoint les autres tests présidentiels : Mitterrand qui expliquait à ses interlocuteurs qu’il ne se représenterait pas et rayait de son carnet d’adresses tous ceux qui l’encourageaient à renoncer effectivement à un dernier mandat. De Gaulle qui testait Massu en lui lançant, « toujours aussi con Massu ? » et Massu qui lui répondait « toujours gaulliste mon général ». 

Dans le cas d’espèce, Sureau a détrompé Macron, ce que n’aurait peut-être pas fait Pontchartrain ou le duc de Chevreuse chez Saint-Simon si le roi les avait testés par SMS. Mais finalement c’est toujours la même histoire, le roi hier, le président aujourd’hui, s’interroge d’abord sur son reflet dans le miroir. Chaque président pose à ses interlocuteurs la question que se posait, explicitement, Mitterrand à sa voyante – comment va la France et comment je vais moi ?

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