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Graphique représentant un astéroïde frôlant la Terre.

Apocalypse, fin du monde et pessimisme

2 min

Quel bilan pour cette année juste avant l’été ?

Graphique représentant un astéroïde frôlant la Terre.
Graphique représentant un astéroïde frôlant la Terre. Crédits : © NASA/JPL-Caltech

Vous savez, c’est peut être notre dernier été, je ne sais pas si il y en aura un autre, puisque cette année, je compte en années scolaires, l’année radio comme celle des écoliers va de septembre à juin, nous avons eu plusieurs fin du monde, nous avons encore plusieurs fins du monde possibles, imminentes. J’ai même l’impression que l’information s’est progressivement transformée en prière millénariste, ce qui représente une vraie nouveauté depuis la philosophie de Hegel. Pour Hegel, la lecture du journal était la prière de l’homme moderne. 

Eh bien maintenant les pushs que nous recevons sur nos téléphones portables, ces alertes, sont autant de gongs anxiogènes qui viennent annoncer un Armageddon imminent. La religion commune, c’est le millénarisme, le culte de la fin des temps, l’adoration de l’effondrement ultime. C’est ainsi qu’hier tandis que je tentais à grand-peine une sieste de matinalier pendant cette canicule que les médias décrivent comme écrasante effrayante, voire exterminante, j’ai été dérangé par une alerte faite par BFM annonçant qu’un astéroïde était sur le point d’arriver sur la Terre. Vérification faite grâce aux experts de BFM, ce gros machin ne franchirait pas le périphérique terrestre, autrement dit il resterait à quelques millions d’années-lumière de nous. Mais par les temps qui courent, moi je comprends BFM, il ne faut pas mégoter sur une fin du monde possible. 

Je vous rappelle que cette année, notre monde a déjà été plusieurs fois détruit : il y a eu l’apocalypse Gilets jaunes évidemment, plusieurs apocalypses Poutine - Trump - Xi Jin Ping, la désormais classique apocalypse djihadiste, l’apocalypse écologique bien sûr, et voilà maintenant la fin du monde global. Bien sûr, certains de ces risques sont préoccupants, en premier lieu le risque écologique, mais ce climat de fin du monde entretenu n’incite en rien à agir, bien au contraire, il nous condamne au pessimisme. Voilà pourquoi je me permettrais de laisser la conclusion à Shimon Peres, un homme qui s’y connaissait en apocalypse, il disait : « et que fait-on avec le pessimisme ? ». 

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