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Vincent Bolloré au groupe Vivendi le 19 avril 2018 à Paris

Communication en soldes

1 min

Dans une société dominée par la communication, la communication coûte trop cher, et ceux qui maîtrisent la communication maîtrisent le réel ou en tout cas, la représentation du réel.

Vincent Bolloré au groupe Vivendi le 19 avril 2018 à Paris
Vincent Bolloré au groupe Vivendi le 19 avril 2018 à Paris Crédits : ERIC PIERMONT - AFP

Qui veut des ristournes ? 

Oui, c’est la question qui se pose, mais ce ne sont pas les soldes textiles, ça c’est pour la fin juin. Ce sont les soldes en matière de communication. Je m’explique : deux affaires évoquent des ristournes, des ristournes qui seraient abusives, accordées par des entreprises de communication à des politiques. 

Alors la première, c’est celle qui a entrainé la mise en examen de Vincent Bolloré, dont je m’empresse de dire qu’à mon sens il est absolument innocent. Si on ne dit pas ça, on a des ennuis. La première affaire concerne donc Vincent Bolloré, lequel aurait accordé par l’intermédiaire d’Havas, des ristournes en matière de conseil en communication à des politiques africains, dans le but d’obtenir la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée. 

Autre soupçon, dans le même domaine, celui de la communication politique. Les ristournes qu’aurait obtenues le candidat Emmanuel Macron de la part d’une entreprise d’événementiel, GL Events. Une affaire révélée par Médiapart et niée aujourd’hui dans les Echos. 

Deux affaires, mais un même problème : dans une société dominée par la communication, la communication coûte trop cher, et ceux qui maîtrisent la communication maîtrisent le réel ou en tout cas, la représentation du réel. 

Voilà en résumé l’une des forces agissantes aujourd’hui. Au début du XXème siècle, le taylorisme s’efforçait de réduire les coûts industriels. Aujourd’hui,  l’informatique au sens le plus large du terme s’efforce de réduire les coûts informationnels. 

Cette réduction des coûts de l’information n’a pas débuté hier, un certain Gutenberg en a été l’un des pionniers. Mais aujourd’hui, elle doit se poursuivre, car la communication pour les pouvoirs, tous les pouvoirs, n’a plus du prix. Voilà pourquoi il n’est pas inutile de défendre le seul rempart dont nous disposons encore contre la communication, j’ai nommé l’information. 

Oui, c’est la question qui se pose, mais ce ne sont pas les soldes textiles, ça c’est pour la fin juin. Ce sont les soldes en matière de communication. Je m’explique : deux affaires évoquent des ristournes, des ristournes qui seraient abusives, accordées par des entreprises de communication à des politiques. 

Alors la première, c’est celle qui a entraîne la mise en examen de Vincent Bolloré, dont je m’empresse de dire qu’à mon sens il est absolument innocent. Si on ne dit pas ça, on a des ennuis. La première affaire concerne donc Vincent Bolloré, lequel aurait accordé par l’intermédiaire d’Havas, des ristournes en matière de conseil en communication à des politiques africains, dans le but d’obtenir la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée. 

Autre soupçon, dans le même domaine, celui de la communication politique. Les ristournes qu’aurait obtenues le candidat Emmanuel Macron de la part d’une entreprise d’événementiel, GL Events. Une affaire révélé par Médiapart et niée aujourd’hui dans les Echos. 

Deux affaires, mais un même problème : dans une société dominée par la communication, la communication coûte trop cher, et ceux qui maîtrisent la communication maîtrisent le réel ou en tout cas, la représentation du réel. 

Voilà en résumé l’une des forces agissantes aujourd’hui. Au début du XXème siècle, le taylorisme s’efforçait de réduire les coûts industriels. Aujourd’hui,  l’informatique au sens le plus large du terme s’efforce de réduire les coûts informationnels. 

Cette réduction des coûts de l’information n’a pas débuté hier, un certain Gutenberg en a été l’un des pionniers. Mais aujourd’hui, elle doit se poursuivre, car la communication pour les pouvoirs, tous les pouvoirs, n’a plus du prix. Voilà pourquoi il n’est pas inutile de défendre le seul rempart dont nous disposons encore contre la communication, j’ai nommé l’information.

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  • Docteur en sociologie et producteur des Matins de France Culture
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