LE DIRECT
Raquel Garrido

Retour sur le « doudoune gate »

2 min

Eh bien oui, je dois des explications aux auditeurs suite à ce qu’il convient d’appeler le « doudoune gate », un épisode qui prendra place parmi les grandes mystifications journalistiques, le charnier de Timisoara et la possession d’armes de destruction massive par Saddam Hussein.

Raquel Garrido
Raquel Garrido Crédits : @RaquelGarridoFr - Twitter

Non, Raquel Garrido, cette avocate proche de la France insoumise n’a pas de doudoune de marque Canada Goose, enfin plus précisément, puisque l’on ne rigole pas avec la doudoune, sur la photo où Raquel Garrido a superposé un gilet jaune sur une doudoune blanche, la dite doudoune n’est pas de marque Canada Goose. C’est ma faute ma grande faute, le logo pouvait évoquer le logo de Canada Goose, mais ma vue basse de matinalier me l’a fait accroire, mais, non, lorsque l’on agrandit la photo, on voit que la doudoune de Raquel Garrido est distinguée par la carte du Québec et non celle de l’arctique comme sur les Canada Goose… 

La doudoune de Raquel Garrido est donc une évocation, je dis bien évocation parce que je tiens à m’en tenir à un jugement de fait et non un jugement de valeur : si je disais qu’il s’agit d’une copie, ou d’un faux, vous imaginez le nouveau tour que prendrait ce « doudoune gate ». Donc oui, je me suis trompé, tout seul, contrairement à ce qu’ont suggéré les troupeaux de trolls anonymes — trolls que je ne peux pas remercier puisqu’ils sont anonymes — je me suis trompé seul, sans le secours de mon camarade Brice Couturier, Alexandre Benalla ou que sais-je… 

Mais maintenant l’erreur est établie, Libération a effectué un check news, l’AFP n’a pas encore réagi, c’est une doudoune qui vaut environ 200 euros, à vous de voir si 200 euros c’est une doudoune de gauche ou pas — je me garderai là aussi de dire qu’il s’agit non pas d’une Canada Goose mais d’une Canada Dry, parce que là aussi on pourrait me soupçonner de tirer des conclusions politiques du vestiaire de Raquel Garrido, laisser sous-entendre qu’un parti serait une copie de l’autre, conclusion que je ne tirais pas hier. 

Mon propos consistait en effet à dire que nous vivons dans une société qui accorde une importance immense aux marques, la dernière société primitive, les symboles gri-gri et autres amulettes que l’on nomme logos jouent un rôle décisif, ce que le « doudoune gate » démontre parfaitement. Rien n’est plus important que les marques dans notre société aujourd’hui, que ces marques soient vraies ou fausses, et puis vraie ou fausse qu’importe puisque comme le disait Guy Debord, « Dans ce monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux ».

L'équipe
Production

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......