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Laeticia Hallyday, Jade et Joy avec Elyette Boudou alias Mamie Rock, en 2012 à Los Angeles

Mamie Rock

2 min

Tandis que les jeunes de la nouvelle économie font faillite, les vieux sages, eux, mènent leur barque.

Laeticia Hallyday, Jade et Joy avec Elyette Boudou alias Mamie Rock, en 2012 à Los Angeles
Laeticia Hallyday, Jade et Joy avec Elyette Boudou alias Mamie Rock, en 2012 à Los Angeles Crédits : JB Lacroix - Getty

La grand-mère de Laetitia Halliday… Elle a 82 ans, s’appelle Elyette Boudou, alias «  Mamie Rock » : la silver economy, c’est elle. Tandis que les jeunes de la nouvelle économie font faillite, les vieux sages, eux, mènent leur barque. Au cœur du système Hallyday, on trouve cette femme humble, qui, avant de gérer les millions du rocker avait dirigé une boutique vendant des souvenirs sur la plage de Marseillan. Cette échoppe s’appelait «  La Coquille  », coquille vide ricaneront ceux qui ne comprennent rien aux affaires. 

Voilà un bel exemple de reconversion réussie ; comme la France irait mieux si chacun savait épouser une nouvelle carrière à l’instar de Madame Rock. Au cœur de cette réussite, on trouve donc le travail et la famille – je n’ai pas rajouté la patrie. C’est la raison pour laquelle la société qui gérait l’empire Hallyday, société dirigée par notre sémillante octogénaire, se nommait Mamour SARL. 

Quel cœur de pierre faut-il avoir pour songer à l’argent là où il est question de tendresse… D’ailleurs, d’argent, il n’en est pas question ou presque. Mamie Rock l’a avoué : « Moi, Johnny m'avait demandée, je lui avais dit oui mais à condition de ne pas payer d'impôts ». Pas payer d’impôts, ça Johnny savait faire : chanter était son activité principale, mais échapper au fisc était pour lui un véritable hobby.

Mais hélas la France ne reconnaît pas le succès. Des commentaires vipérins veulent voir en Mamie Rock une « gérante de paille », utilisée en raison de son âge pour couvrir les actes de gestion les plus divers. 

Cette sainte femme, d’ailleurs, ne s’en défend pas, elle qui lâche benoîtement  que Johnny et les siens l’avait choisie parce qu’ils « voulaient quelqu'un pour un prête-nom ». La preuve que le don d’organe n’est pas la  seule question à laquelle on est confronté lorsque l’on vieillit. Offrir son nom à ceux que l’on aime, c’est aussi un acte d’amour qui permet à la jeune génération d’agir comme elle l’entend. 

Intervenants
  • Docteur en sociologie et producteur des Matins de France Culture
L'équipe
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