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Photo prise au Salon européen de l’Education – salon de l’Etudiant, le 22 novembre 2013 à Paris.

La disparition de "L'Etudiant"

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Et un journal de moins, cette fois c’est "L’Etudiant" qui disparait. Le journal "L’Etudiant", celui que vous avez probablement lu si vous avez été étudiant dans les années 80 ou 90, eh bien ce journal n’est pas en train de disparaître, il a disparu, dans la grande indifférence de tous.

Photo prise au Salon européen de l’Education – salon de l’Etudiant, le 22 novembre 2013 à Paris.
Photo prise au Salon européen de l’Education – salon de l’Etudiant, le 22 novembre 2013 à Paris. Crédits : Marion Ruszniewski - AFP

Plus précisément, la marque L’Etudiant existe toujours, comme on dit joliment, mais il n’y a plus de magazine papier, plus de magazine PDF non plus. L’Etudiant est devenu une marque spécialisée dans l’organisation de salons. Son nouveau propriétaire explique qu’auparavant L’Etudiant gagnait de l’argent en organisant des salons pour les étudiants, cela ne change donc guère, sauf qu’auparavant, si tel était le cas, cet argent gagné servait à financer un journal. 

En somme L’Etudiant n’est plus, un exemple de plus non pas de la crise de la presse, mais de son agonie. C’est pour cela que la disparition de L’Etudiant ne fait aucun bruit, s’en émouvoir ce serait un peu comme s’étonner de la mort d’un soldat en 14-18. 

La vérité c’est que la presse écrite, qu’elle soit écrite sur papier ou sur écran d’ailleurs, la presse écrite en France est en train de disparaître, à l’exception d’une poignée de titres, tout le reste est ou bien en soins palliatifs ou bien en réanimation. Cette situation est bien entendu liée à la mévente de ces titres, mais cette mévente ne vient pas de nulle part, elle a un nom et s’appelle « internet ». Avec internet, la presse a eu une étrange idée : donner ce qu’elle vendait – comme si un jour les pompistes décidaient de donner l’essence au lieu de la vendre, en expliquant qu’ils cherchent un nouveau modèle économique. 

Concurrencée directement et indirectement par internet, la presse est au fond d’une tombe qu’elle a contribué à creuser. Reste une question, la presse traditionnelle disparaît, mais rien de solide ne la remplace. Plus personne ne s’intéresse à ses parutions, comme à sa disparition. 

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