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Bernard Tapie en septembre 2018.

Bernard Tapie est un vrai symbole français

2 min

Oui, d’ailleurs il est à la une de Libération ce matin, avec comme titre « Procès Tapie, on refait le match ».

Bernard Tapie en septembre 2018.
Bernard Tapie en septembre 2018. Crédits : Emmanuel DUNAND - AFP

Mais en réalité pas un jour ne se passe sans une interview de Tapie, une révélation sur sa maladie, ses commentaires politiques, son soutien ou non des Gilets Jaunes, son refus de répondre à une interview, par exemple quand la journaliste lui demande en substance s’il préfère guérir du cancer ou gagner son procès. Donc Tapie est un symbole, mais le problème, c’est que l’on ne sait plus de quoi il est le symbole. 

La vie est injuste, dans l’existence certains peuvent être Victor Hugo ou rien, eh bien Tapie n’aurait probablement pas pu être Victor Hugo — encore que je n’en sais rien — il aurait pu être chanteur, homme, patron de club de foot ou bien, vous n’allez pas me croire, chef d’entreprise. Je dis qu’il aurait pu être tout cela parce que l’on ne voit pas très bien ce qu’il a été dans ce domaine… Sa carrière d’homme politique se résume à un débat avec Jean-Marie Lepen — et aujourd’hui on apprend qu’il aurait eu un rendez-vous masqué avec le même Jean-Marie Lepen — une direction d’entreprise, comment dire, hasardeuse, on ne sait pas très bien quelle entreprise Bernard Tapie a sauvé mais on voit à peu près quelle entreprise il a plantée. 

Tapie aurait pu tout faire mais on ne sait plus très bien ce qu’il a fait. Du coup, on ne comprend pas à quel titre il occupe l’espace médiatique aujourd’hui — ce n’est pas en raison des services rendus à la nation, il s’est plus servi qu’autre chose. Mais voilà, Bernard Tapie est devenu en quelque sorte un encombrant, un être dont on ne sait trop quoi faire : il est là, il existe, on ne sait pas pourquoi, c’est une prime rendue à ses anciennes mauvaises actions, une sorte de clémence étrange et étonnante et c’est peut-être cela finalement qui lui permet de durer. 

Il a suffi d’un mensonge — un très gros mensonge — à Jérôme Cahuzac pour disparaître dans les abysses de la popularité et sa réapparition provoquerait l’ire de nos compatriotes. Tapie, lui, a menti mille fois et il est toujours là… C’est peut-être le signe que la France est un paradis fiscal pour les milliardaires en mensonge… 

Avoir des références… C’est a lire dans l’humanité, le billet de maurice ulrich, Maurice ulrich revient sur un auteur cité par Edouard Philippe devant l’antorité de la concurrence, Edouard Philippe aurait cité deux fois l’économistes Friedrich hayek, ce qui fait une ou deux fois de trop. Une fois de trop, pour ceux qui pensent qu’un premier ministre de la France ne devrait pas citer l’un des théoriciens de l’ultra libéralisme, et une autre fois de plus pour convoquer un économiste qui a conseillé mais aussi justifié la dictature de pinochet en 1981… Hayek est d’ailleurs un exemple fascinant, un homme qui a consacré sa vie à plaider en faveur de la liberté et meme de l’ultra liberté et a réussi malgré tout à justifier l’ultra dictature, celle de pinochet… C’est cela un peu, faire une chose et son contraire… Proner la liberté et arriver finalement à une situation de servitude volontaire… C’est le résultat paradoxal de la nouvelle organisation des entreprises et c’est à lire dans libération… L’entreprise libérée, pas de hiercarchies des horaires variables une volonté de bien etre… Tout cela fonctionne dans le numérique, mais pour le reste.. Eh bien cette fameuse entreprise libérée, pronée par un prof, Isaac Getz, serait miraculeuse sur le papier, et calamiteuse dans les faits lorsqu’elle est appliquée dans de grandes entreprises. C'est ainsi que libération décrit son application ratée dans une grande surface auchan… L’entreprise libérée déboucherait paradoxalement sur une forme de totalitarisme. «En gros, c’est marche ou crève. Soit tu appliques ce mode de fonctionnement, soit tu vas voir ailleurs», regrette un ancien salarié d’une entreprise libérée. Il pointe un paradoxe : «On nous parle de bonheur au travail et on nous augmente nos responsabilités…» «C’est un diktat du chef d’entreprise qui décide seul "on fait ça". Mais les salariés ne sont pas plus heureux, ils ont plus de travail», abonde Vincent Berthelot, conseiller en RH. Vouloir une chose et obtenir son contraire.. Que reste t il comme solution… l’académicien Marc Fumaroli a bien une idée, il est interviewé dans le figaro…nous avons été conditionné et terrorise par les avant-garde qui ne toleraient pas la moindre banalité figurative explique fumaroli… Elles ont fait de la beauté l’ennemi à abattre…. Or la littérature explique t il a pour tache de reveiller les ames de l’illusion du mensonge… Ca c’est coté pile, fumaroli… Cote face, apres avoir pourfendu les avant-garde il lache, que louis 14 avait une vision de la culture plus démocratique que malraux… Ah si tout pouvait etre aussi démocratique que la monarchie absolu, cela résoudrait bien des problemes…  

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