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Vue aérienne du ranch Neverland, propriété de Michael Jackson.

Comment Michael Jackson permet de comprendre l’Eglise…

2 min

Cela peut paraître paradoxal et pourtant, la vie du chanteur peut permettre de comprendre comment de si nombreux hommes d’église ont pu perpétrer l’un des pire crimes, la pédophilie, comment ils ont pu le perpétrer impunément pendant si longtemps.

Vue aérienne du ranch Neverland, propriété de Michael Jackson.
Vue aérienne du ranch Neverland, propriété de Michael Jackson. Crédits : FRAZER HARRISON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA - AFP

L’explication est offerte par un documentaire sur Michael Jackson — Leaving Neverland (Neverland étant le nom de la propriété du chanteur) diffusé par HBO — qui fait grand bruit actuellement outre atlantique. A en croire ce documentaire, il ne fait aucun doute que Michael Jackson a abusé de petits garçons, le chanteur était un prédateur sexuel de la pire espèce. Ceci n’est pas complètement surprenant puisque Michael Jackson avait déjà été soumis à un procès au sujet de ces accusations de viol sur mineur, accusations dont il avait été relaxé, et justement ce documentaire montre la manière dont Jackson a manipulé victime et témoins pour passer pour innocent de ce crime. 

Dans le cas de Jackson, comme dans celui de l’Eglise, ces crimes se sont déroulés au vu et au su de tous, plus les choses étaient connues, plus les choses étaient sues, plus paradoxalement elles semblaient cachées. Dans les deux cas, la religion a protégé ces institutions. Dans le cas de l’Eglise, cela va sans dire, dans le cas de Jackson, la célébrité a été une manière d’attirer les victimes et de nier ensuite l’évidence. 

Neverland, la résidence du chanteur, ultra médiatisée, était ainsi une prison pour ces enfants dont Jackson abusait. Le magazine américain The Atlantic décrit ainsi le rapport au chanteur comme s’il s’agissait du rapport à une divinité, les familles étant quasiment prêtes à tout pour offrir à ces dieux modernes, les superstars, ce qu’elles demandaient, y compris lorsque ce qu’elles demandaient était à ce point odieux. 

Des milliers de prêtres ont pu abuser des enfants sans être inquiété, Michael Jackson a pu faire de même pratiquement sous les objectifs des caméras, parce que ses fans d’une part, et le système de la célébrité d’autre part ont refusé l’évidence. Aujourd’hui encore, il se trouve un hashtag pour déclarer Jackson innocent, au mépris des preuves. 

Dans un cas comme dans l’autre, la croyance en un dieu autorise le sacrifice et condamne le sacrilège. 

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